<?xml version="1.0"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr">
		<id>https://www.ekopedia.fr/api.php?action=feedcontributions&amp;feedformat=atom&amp;user=Marco+b</id>
		<title>Ekopedia - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="https://www.ekopedia.fr/api.php?action=feedcontributions&amp;feedformat=atom&amp;user=Marco+b"/>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.ekopedia.fr/wiki/Sp%C3%A9cial:Contributions/Marco_b"/>
		<updated>2026-04-07T01:51:23Z</updated>
		<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
		<generator>MediaWiki 1.27.1</generator>

	<entry>
		<id>https://www.ekopedia.fr/index.php?title=Toilette_%C3%A0_liti%C3%A8re_bioma%C3%AEtris%C3%A9e/T%C3%A9moignage&amp;diff=75874</id>
		<title>Toilette à litière biomaîtrisée/Témoignage</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.ekopedia.fr/index.php?title=Toilette_%C3%A0_liti%C3%A8re_bioma%C3%AEtris%C3%A9e/T%C3%A9moignage&amp;diff=75874"/>
				<updated>2009-12-06T13:14:56Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Marco b : /* Témoignage de Marco b */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Témoignage page|toilettes sèches}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Témoignage de [http://www.eautarcie.com/Eautarcie/Page_de_garde.htm Joseph Országh] ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La toilette sèche : une question de cohérence'''&lt;br /&gt;
C'est en 1982, au retour d'une de mes missions en Afrique que j'ai eu la grande surprise de voir un seau hygiénique à la toilette. Le W-C classique a été à partir de ce moment-là relégué au rang d'objet inutile et encombrant... Ma femme, Michèle a décrété que désormais, ce sera notre toilette. C'est ainsi qu'a commencé l'histoire de mes recherches en matière d'assainissement. J'ai donc été pris au piège de mes propres théories, car jusque-là, j'avais souvent parlé de la possibilité de récupérer nos déjections à des fins agricoles, mais pour moi c'était une sorte d'exercice intellectuel. Il a fallu le pragmatisme d'une femme, la mienne, pour transposer la théorie sur le terrain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait passionnant, mais trop long, de raconter notre chemin pour aboutir à la réalisation d'une maison en pleine ville (avec un jardin de 750m²) qui n'est raccordée ni à la distribution d'[[eau]] ni aux égouts. Nous buvons l'[[eau]] de pluie et nous réutilisons nos [[eau]]x grises épurées pour arroser le jardin. Avec des investissements dérisoires, nous sommes arrivés à l'autonomie hydrique complète avec une [[pollution]] nulle des [[eau]]x souterraines et des [[eau]]x de surface.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes évidemment loin de notre seau hygiénique qui sentait mauvais et n'était acceptable que pour quelques &amp;quot;mordus&amp;quot; pour l'environnement. Actuellement, avec plus de six cent (et le nombre augmente tous les jours) de familles en Belgique et en France (juin 2003) nous partageons notre expérience concernant l'usage de la toilette sèche que nous avons baptisée toilette à litière biomaîtrisée (TLB). Avis aux amateur d'exercices linguistiques pour lui trouver un nom plus adapté!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Du bon compost pour son jardin et de l'eau &amp;quot;bonne à boire&amp;quot; ===&lt;br /&gt;
Au départ, notre démarche n'a donc été inspirée ni par une volonté d'originalité, ni par une préoccupation particulière de protection des [[eau]]x, mais par le souci de fertiliser notre petit jardin potager avec un [[compost]] produit sur place. Nous buvions déjà l'[[eau]] de pluie depuis longtemps, sans nous en porter plus mal que les autres en dépit du fait que cette [[eau]] pouvait dans de rare cas ne pas être légalement &amp;quot;potable&amp;quot;. C'est plus tard que j'ai découvert qu'elle est mieux que &amp;quot;potable&amp;quot; : l'[[eau]] de pluie filtrée est biocompatible. La consommation prolongée d'une [[eau]] bio-compatible ne peut en aucune manière altérer la santé. On ne peut pas en dire autant de l'[[eau]] légalement &amp;quot;potable&amp;quot;. Contrairement à la position officielle, le chlore n'est pas un &amp;quot;produit d'hygiène&amp;quot;, mais un produit chimique toxique, un biocide (qui tue la vie). La consommation prolongée de l'[[eau]] désinfectée au chlore altère le système immunitaire et sensibilise l'organisme à une série de maladies assez graves, comme les allergies, certains types de cancer, ostéoporose, coxarthrose, sclérose en plaque et augmente la sensibilité aux maladies virales...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le confort d'une bonne toilette sèche ===&lt;br /&gt;
La TLB est le résultat d'une observation fortuite, expliquée scientifiquement plus tard. En ajoutant de la sciure de bois ou des copeaux à nos déjections (urine + matière fécale), l'odeur désagréable disparaît complètement. Cette toilette se présente en fait comme une caisse sans fond, contenant un seau en plastique ou mieux, en [[acier]] inoxydable et dont la planche supérieure (basculante) est percée d'une ouverture sur laquelle on a fixé un abattant de W-C classique. La TLB trouve sa place n'importe où dans la maison, sans arrivée d'[[eau]], tuyau d'évacuation ou système d'aération. L'aspect esthétique est un problème de menuiserie. Pourquoi ne pas s'inspirer de la chaise percée de Louis XVI pour la forme ? Certaines utilisatrices prétendent avoir moins de travail d'entretien qu'avec un W-C classique. Des familles qui n'avaient pas envisagé l'usage d'une toilette sèche l'ont adoptée sans problèmes et sur plus de six cent, après plusieurs mois ou d'années d'expérience, à notre connaissance, deux familles en ont abandonné l'usage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Côté odeur, pas de problème. La contrainte de ce système est l'obligation de vider le seau (nous conseillons une capacité de 15 à 20 litres) sur le carré à [[compost]] du jardin quand il est rempli. Cette opération est perçue par plus d'un comme une corvée assez désagréable, bien qu'elle ne prend que quelques minutes. Je pense qu'il faudrait un incitant fiscal qui ferait payer le prix juste des nuisances d'un W-C à chasse pour sortir de l'impasse environnementale créée par l'épuration collective. Le bilan azoté de l'épuration classique (oxydation biologique aérobie) est tout simplement catastrophique. Les quelques 5 à 10 % de l'azote qui entre dans la station d'épuration sort avec les [[eau]]x épurées sous forme de nitrates. Cette quantité est largement suffisante pour asphyxier les rivières avec les phosphates d'origine métabolique (issus de nos W-C) et ceux contenus dans nos lessives. Le restant de l'azote sort de la station d'épuration sous forme de boues et n'attend, après épandage sur les terres, que la première pluie pour s'infiltrer dans la [[nappe phréatique]] sous forme de [[pollution]] par les nitrates ou ruisseler vers la rivière. Il n'y a qu'une petite partie de l'azote qui est assimilé par les plantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En résumé : l'épuration classique transforme une matière première précieuse (les effluents de nos W-C) en [[pollution]] par les nitrates.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les principes non énoncés par les concepteurs des toilettes sèches ===&lt;br /&gt;
Il est heureux qu'au départ notre objectif n'était pas d'installer un W-C [[écologie|écologique]], mais de fabriquer du [[compost]], car, si j'avais consulté la littérature abondante. Un exemple type de ce genre de littérature est le livre de Béatrice Trélaün, Water sans eau (Ed. Alternatives) au sujet des toilettes sèches, j'aurais sans doute abouti à des solutions fort différentes. C'est à posteriori que je réalise combien la finalité de la plupart des auteurs était différente de la nôtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le souci principal des concepteurs des toilettes sèches est, par ordre de priorité:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# l'élimination d'un &amp;quot;déchet&amp;quot; qui nous gêne et nous encombre, en prenant bien soin d'imiter, autant que se peut, le fameux water-closed, symbole du confort et aussi de notre insouciance vis-à-vis de l'environnement ;&lt;br /&gt;
# assurer le maximum de confort à l'utilisation ;&lt;br /&gt;
# économiser l'[[eau]] ;&lt;br /&gt;
# soustraire nos déjections (par exemple, en infiltrant l'urine et en enfouissant les fèces dans le sol) à notre vue ;&lt;br /&gt;
# si l'élimination des [[eau]]x fécales a un impact favorable à l'environnement, tant mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce type de démarche aboutit à des solutions boiteuses et inconfortables. Il faut être un mordu pour l'environnement pour avoir recours volontairement aux solutions décrites dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les enjeux réels de l'utilisation de la toilette sèche ===&lt;br /&gt;
On présente généralement la toilette sèche comme un moyen d'économiser l'[[eau]]. Il est vrai que la suppression des chasses diminue la consommation des ménages de 25 à 35 %, ce qui est loin d'être négligeable. Mais l'économie d'[[eau]] n'est qu'un aspect mineur de ce problème. Même si les techniciens en génie sanitaire semblent volontairement ignorer les réalités, le non rejet des déjections dans l'[[eau]] est une option incontournable dans le respect du développement durable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
80 à 100% de la [[pollution]] organique de nos rivières est d'origine domestique. Cette matière organique est transformée par les stations d'épuration en nitrates et en phosphates (y compris par les stations d'épuration dites &amp;quot;tertiaires&amp;quot;). Ces deux substances sont responsables de l'asphyxie des rivières. 97% de l'azote et 50 à 80% de phosphore contenus dans les [[eau]]x usées urbaines viennent de nos W-C ! Le programme européen (très coûteux) d'épuration des [[eau]]x urbaines ne résoudra pas le problème de base de l'eutrophisation des rivières. On est prêt à dépenser des milliards pour rien, alors qu'on refuse d'attaquer le problème à la source en mettant en place une législation encourageant l'abandon du W-C à chasse, grand responsable de nos problèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jour où l'on décidera de ne plus rejeter les déjections humaines et animales dans l'eau, un grand pas sera franchi vers la protection efficace de notre environnement. L'introduction généralisée des toilettes sèches et des élevages industriels sur litière biomaîtrisée aurait des conséquences actuellement inimaginables. En moins d'un an, la plupart des petites rivières retrouveraient leur caractère salmonicole (abritant des truites, des saumons) et 20 ans après, la teneur en nitrates des [[eau]]x souterraines tomberait à une valeur compatible avec une potabilisation facile. Et tout cela, sans dépenser un seul euro dans des infrastructures d'épuration lourdes et coûteuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Grands principes et réalités sur le terrain ===&lt;br /&gt;
Revenons aux principes des toilettes sèches. J'ai beaucoup apprécié les réquisitoires de François Tanguay, Petit manuel d'autoconstruction. Ed. Mortagne. au Canada et de Pierre Lehmann en Suisse à l'encontre de notre cher water-closed. Ces réquisitoires sont basés sur le caractère polluant de ces installations, ce qui est vrai, mais ce n'est pas toute la vérité. En réalité, nos déjections font partie intégrante de la biosphère, ce ne sont pas des déchets à éliminer. La [[pollution]] et le gaspillage de l'[[eau]] n'est en fait qu'un aspect mineur du problème des W-C. La biomasse humaine étant devenue importante sur la terre, la destruction de nos déjections sous prétexte d'épuration est un facteur important de déséquilibre des écosystèmes qui nous font vivre. D'après une étude récente, faite à l'Université Catholique de Louvain (Belgique) Marco BERTAGLIA, in Séminaire en [[pollution]] de l'environnement, Université Catholique de Louvain (Belgique), Unité de génie biologique (Prof. Patrick Gérin) 1998-99., le contenu azoté des déjections humaines représente 40% de l'azote utilisé dans l'agriculture mondiale. La biomasse fécale humaine est donc loin d'être négligeable. Sa destruction sous prétexte d'épuration crée un déficit dans la fertilisation des sols, tandis que l'épuration transforme l'azote contenu dans les déjections en [[pollution] par les nitrates. Malheureusement, l'épuration n'est pas la seule technique de destruction de la biomasse fécale (animale ou humaine). Toute technique ne respectant pas rigoureusement les conditions de la pédogenèse (formation de la matière humique du sol), soustrait la biomasse précieuse du fonctionnement de la biosphère. On peut aisément montrer que l'écobilan des techniques comme le lagunage, la biométhanisation, l'épandage du lisier, l'enfouissement de la matière organique dans le sol, etc., est négatif. Je formulerais de la manière suivante le premier principe qui devrait guider la conception des toilettes [[écologie|écologiques]] et aussi des programmes de restauration des écosystèmes:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Toute matière organique détruite et non introduite dans le cycle de formation de la matière humique des sols est une perte grave pour la biosphère et une source de [[pollution]] pour les [[eau]]x.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Toilettes sèches et idées fausses ===&lt;br /&gt;
Le première chose est donc d'essayer de réunir les conditions pour le [[recyclage]] le plus parfait possible de la matière fécale pour en faire de l'humus. Pour ce [[recyclage]], il faut d'abord ajuster le rapport carbone/azote (C/N) des déjections à 60. Au départ, ce rapport est de l'ordre de 7. Il faut donc y ajouter une matière riche en carbone végétal. L'urine contient 60 à 80 % de l'azote contenu dans nos déjections. Grâce à l'action d'un enzyme naturellement présent, l'uréase, l'azote contenu dans l'urine se transforme spontanément en ammoniac en quelques heures. La présence de lignine et de la cellulose contenus dans les végétaux (dans la litière de la TLB) semble inhiber l'action de l'uréase et bloque la formation de l'ammoniac. Dès lors, l'azote organique des déjections commence à être intégré dans le processus biologique de formation de l'humus. Les odeurs disparaissent par la même occasion. Lorsqu'on recueille l'urine séparément, pour le stockage dans un réservoir, ou pour infiltration dans le sol, la formation de l'ammoniac, suivie de celle des nitrates, est inévitable. Dès lors, il n'y a plus de formation d'humus, même en présence de matériaux végétaux. La présence d'azote ammoniacal et nitrique explique évidemment &amp;quot;le pouvoir fertilisant&amp;quot;, mais il s'agit d'une fertilisation chimique qui n'ose pas dire son nom. Le lessivage des nitrates dans les [[eau]]x souterraines est le résultat final de cette opération. C'est la raison pour laquelle les effluents des toilettes sèches dans lesquelles on a séparé l'urine et la matière fécale ne conviennent pas pour la régénération des terres. De ce fait, l'écobilan de ces toilettes sèches n'est pas favorable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour litière tout convient: broyat de végétaux, sciure de bois, copeaux, feuilles mortes, pailles, rafles, fanes, même cartons usagés et déchiquetés. En ce qui concerne ces derniers, dans le contexte d'appauvrissement de nos écosystèmes agricoles, il est plus utile de les [[compost]]er que de les [[recycler]] en tant que papier de basse qualité. La matière carbonée végétale est aussi traitée comme déchet, qu'on &amp;quot;valorise&amp;quot; parfois en brûlant, au lieu de le [[compost]]er. La valorisation énergétique de la biomasse est un mythe tenace dans les milieux des environnementalistes. Dans le contexte actuel de gigantisme énergétique, la valeur de l'énergie obtenue (combustible solide, biométhane, carburant liquide, etc.) en détruisant la biomasse est tout à fait dérisoire par rapport à la valeur biologique du matériau organique soustrait aux grands cycles de la biosphère. On pourra peut-être un jour envisager la valorisation énergétique d'une petite partie de la biomasse dans un monde qui utilisera à bon escient et à des besoins essentiels toutes les formes d'énergies disponibles et renouvelables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réunion de la biomasse végétale carbonée et les déjections humaines et animales constituent la filière normale pour la formation de l'humus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Ce qui ne convient pas pour ajouter à nos déjections : ===&lt;br /&gt;
* '''La terre'''. Le rapport carbone/azote de nos déjections est trop faible pour la formation de l'humus. De ce fait, une bonne partie de l'azote organique est perdue par minéralisation spontanée (transformation en nitrates, en nitrites et en ammonium), faute de carbone. Le pouvoir fertilisant du fumier non [[compost]]é provient précisément de cette minéralisation, mais son action est identique à celle des engrais chimiques.&lt;br /&gt;
* '''La tourbe'''. Bien que le rapport carbone/azote peut être ajusté avec de la tourbe, il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un produit non renouvelable. De plus, on observe que la tourbe, probablement à cause de son caractère acide, maîtrise moins bien les odeurs que la matière végétale sèche.&lt;br /&gt;
* '''Les cendres ou la chaux'''. Le caractère fortement basique de ces substances (la potasse) inhibe l'action des micro-organismes pour la transformation de la matière organique en humus. On ne peut envisager que l'adjonction de petites quantités de cendre pendant le [[compostage]], mais pas dans une toilette. Les vieux paysans disent toujours : &amp;quot;la chaux enrichit le père et ruine le fils&amp;quot;. La chaux et la potasse accélèrent la décomposition spontanée de l'humus dans le sol, en libérant rapidement l'azote et le phosphore organiques. Il en résulte une forte augmentation des rendements au détriment des réserves du sol. Le chaulage du [[compost]], préconisé par certains spécialistes en agriculture, interrompt le processus de régénération des sols.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La séparation de l'urine et de la matière fécale n'est pas utile en vue d'un [[compostage]].''' L'humidité contenue dans l'urine est nécessaire pour imprégner la matière organique sèche indispensable à l'ajustage du rapport carbone/azote. Sans urine, il faut arroser le tas de [[compost]] ne contenant que les fèces et les végétaux. On justifie la séparation de l'urine par la réduction du volume à traiter, mais que faire alors avec l'urine ? Son infiltration dans le sol ou son utilisation pour [[irrigation|irriguer]] est une absurdité [[écologie|écologique]]. Entre 60 et 80% de l'azote contenu dans les déjections se trouve précisément dans l'urine. Faute de carbone, l'urine dans le sol est intégralement minéralisée et alimente généreusement les [[eau]]x de ruissellement et les [[eau]]x souterraines en azote nitrique et ammoniacal. L'azote contenu dans l'urine est indispensable à la transformation en humus de la matière végétale carbonée. L'infiltration de l'urine dans le sol est donc une perte à la fois de la matière azotée et carbonée, tout en générant une [[pollution]] des [[eau]]x.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L'évaporation de l'[[eau]] contenue dans les fèces est justifiée par le souci de réduire la masse à traiter et espacer les manutentions.''' Le milieu humide bactérien dans les fèces assure un bon démarrage des processus de transformation en humus. Il est dommage d'interrompre ces processus naturels par évaporation et humidification au moment du [[compostage]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le [[compostage]] interne dans un réservoir situé sous la toilette s'inspire toujours du souci d'éviter de s'occuper autant que se peut de nos déjections.''' Malheureusement, il n'est pas possible de réaliser dans une cuve ou dans une fosse les conditions aérobies nécessaires pour un bon [[compostage]]. Le véritable [[compostage]] se fait sur le sol même, en symbiose avec la faune qui vit dans le sol. Toute fermentation anaérobie, inévitable dans les cuves, soustrait l'azote et aussi une bonne partie du carbone au processus de formation de l'humus, tout en libérant, en prime, la [[pollution]] par les nitrates et l'ammonium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le syndrome de l'empereur chinois.''' On raconte souvent que les empereurs chinois, contrairement à leurs sujets, ne consommaient pas les aliments récoltés sur des terres fertilisées avec des déjections humaines. On cite également le refus des ruminants de manger l'herbe qui pousse sur leurs déjections. La réticence à utiliser les déjections humaines est en fait de nature psychologique et culturelle, de même que la crainte de la contamination bactérienne. Il ne faut pas perdre de vue que :&lt;br /&gt;
* les Chinois ne [[compost]]aient pas leurs déjections, mais l'utilisaient directement sur le sol &lt;br /&gt;
* l'herbe des prairies engraissées avec du fumier [[compost]]é est bien acceptée par les animaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne fait pas de doute que les déjections non [[compost]]ées (autant que le lisier, les gadoues de fosses septiques et les boues d'épuration actuellement épandues à grande échelle, ce qui ne semble pas inquiéter les personnes soucieuses d'hygiène) introduisent un grand nombre de germes pathogènes dans le milieu de production de nos aliments. Par contre, l'utilisation du [[compost]] de déjections d'une toilette sèche ne présente pas cet inconvénient. La teneur en bactéries pathogènes de ce type de [[compost]] est beaucoup plus faible que celle des gadoues des fosses septiques ou du lisier d'élevage. La peur de la manipulation et de l'utilisation des déjections humaines est dépourvue de base objective (même si l'on trouve toujours une justification). Elle est d'origine culturelle et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Lagunage]] ? Oui, quand on ne peut pas se passer du W-C à chasse ===&lt;br /&gt;
L'image bucolique du plan d'[[eau]] avec les “jolies-petites-plantes-qui-épurent-tout” colle à la peau des environnementalistes et occulte une vision plus globale et plus pragmatique. La grande popularité des techniques de [[lagunage]] tient au fait qu'elles ne remettent pas en question nos (mauvaises) habitudes concernant les usages de l'[[eau]]. Un [[lagunage]] remplace purement et simplement la station d'épuration, mais rien ne change en amont. La réduction de la [[pollution]] est à la discrétion de l'usager.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous venons de montrer que le mal est fait au moment du déversement des déjections dans l'[[eau]] et le facteur de déséquilibre est la destruction de la biomasse fécale par épuration. La [[pollution]] azotée à des degrés divers ne vient qu'en prime. L'idéologie de base de la conception d'un lagunage et d'une station d'épuration est la même : détruire la charge polluante, sans tenir compte de la valeur biologique de la biomasse détruite. Dans un système qui fonctionne suivant le concept du développement durable, le lagunage n'a pas sa place. Si on le souhaite et si les conditions climatiques et édaphiques le permettent, on peut créer une zone humide à la sortie d'un système d'épuration des [[eau]]x usées non fécales ([[eau]]x grises ou savonneuses), mais dans la plupart des écosystèmes, l'[[eau]] est trop précieuse pour être gaspillée dans de telles installations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les pays à climat sec, on déplore le fait que les [[eau]]x usées urbaines sont impropres à l'[[irrigation]] des terres agricoles. Les [[eau]]x fécales contiennent, en effet, trop de germes pathogènes et surtout des œufs de parasites intestinaux. Après cette constatation, la conclusion la plus logique serait de ne pas rejeter la matière fécale dans l'[[eau]], mais cette éventualité n'est même pas envisagée par les techniciens et les décideurs politiques. Dans les [[eau]]x grises ([[eau]]x savonneuses), il y a mille à dix mille fois moins de germes et de parasites que dans les [[eau]]x fécales. Dans un pays où chaque litre d'[[eau]] est convoité pour l'[[irrigation]] des cultures vivrières, l'usage d'un W-C à chasse est un acte lourd de conséquences. Mais les techniciens spécialistes en épuration préfèrent perpétuer l'irresponsabilité institutionnalisée. L'assainissement par égouts et stations d'épuration est une affaire commercial qui obéit aux lois du marché. Pourtant, rien que la suppression des chasses réduirait la consommation d'[[eau]] des ménages d'environ 30%. Débarrassée des [[eau]]x fécales, les [[eau]]x usées urbaines deviendraient disponibles pour l'agriculture, sans risques sanitaires. Préconiser des systèmes de lagunage (cela se fait pourtant par des spécialistes de réputation mondiale) dans des pays à climat sec où au moins 60% de l'[[eau]] est évaporée pendant l'épuration et une autre partie se perd par infiltration, c'est faire preuve d'un mépris ou d'une méconnaissance du fonctionnement des écosystèmes agricoles. Ou bien on a d'autres motivations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du [[compost]] de déjections augmente la capacité de rétention d'[[eau]] des terres et, de ce fait, diminue les besoins en [[eau]] d'[[irrigation]]. Chaque kg de [[compost]] qui remplace l'engrais chimique diminue la [[pollution]] agricole et aussi les besoins en pesticides.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait trop long d'analyser les impacts environnementaux des systèmes de lagunage, y compris dans les pays à climat humide. Même en cas de récupération de la matière végétale produite, la rupture des grands cycles naturels, comme celui de l'azote, est consommée. Lors du [[compostage]] des végétaux récupérés du lagunage, pour ajuster le rapport carbone/azote à une valeur correcte, il faut encore ajouter du fumier : il faut remplacer l'azote détruite pendant l'épuration. Le [[compostage]] direct des déjections économise un cycle annuel d'énergie solaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'usage d'une toilette à litière biomaîtrisée (TLB) et son [[compostage]] nécessite un investissement bien moindre et beaucoup moins de travail qu'un système de lagunage, sans parler des impacts sur l'environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lagunage n'est justifiable que dans la mesure où l'on est incapable de renoncer à l'usage d'un W-C à chasse d'[[eau]]. En ce sens, c'est un moyen technique pour se donner bonne conscience, tout en continuant à gaspiller, à polluer l'[[eau]] et appauvrir la biosphère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La toilette sèche, pour nos animaux aussi ===&lt;br /&gt;
Dans des régions (comme la Flandre ou la Normandie) où l'on pratique à grande échelle l'élevage hors sol, la biomasse fécale d'origine animale est importante. Pour éviter la production de ce déchet polluant, et pouvoir [[recycler]] les déjections animales dans la formation de l'humus, la technique de l'élevage sur litière biomaîtrisée est une solution satisfaisante et économiquement acceptable. Des essais faits au Japon et aussi dans plusieurs pays européens montrent la faisabilité de ce système qui élimine par la même occasion toutes les nuisances olfactives de ces élevages et celles des épandages du lisier. Des montagnes de déchets carbonés (palettes en bois, cartons, déchets forestiers, etc.) attendent leur valorisation en tant que litière pour neutraliser la [[pollution]] azotée par l'épandage du lisier. Par la même occasion, on augmenterait la teneur en humus des terres et on diminuerait la [[pollution]] par les pesticides.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La position des spécialistes officiels en génie sanitaire ===&lt;br /&gt;
Lors de la conférence européenne des 28 et 29 mai 1996 tenue à Bruxelles sur la politique de l'[[eau]] de la Communauté Européenne, j'ai proposé d'intégrer dans la législation concernant les [[eau]]x résiduaires urbaines des incitants pour les techniques d'assainissement basées sur le principe de prévention. Il était évidemment question du système d'assainissement TRAISELECT ou le traitement sélectif des [[eau]]x usées domestiques dont la pièce maîtresse est la toilette à litière biomaîtrisée (TLB) qui pourrait constituer une alternative crédible (bien que facultative) au W-C classique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette toilette n'a toutefois pas séduit les personnes présentes et a été surnommé de &amp;quot;bac à chat&amp;quot; par un des membres de la délégation officielle belge et tirée en dérision.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, les exposés des délégations des pays du sud de l'Europe ont bien mis en évidence les graves problèmes de pénurie d'[[eau]], notamment pour l'agriculture. A titre d'exemple, une ville comme Barcelone rejette dans la mer une rivière d'[[eau]] usée inutilisable dans l'agriculture à cause de la contamination fécale. Après le constat d'échec de la politique actuelle d'[[eau]], un grand spécialiste espagnol a conclu en disant que &amp;quot;ce n'est pas de bacs à chats dont nous avons besoin, mais d'[[eau]] pour l'[[irrigation]]&amp;quot;. Quand on sait que le traitement sélectif des [[eau]]x grises et l'usage des toilettes sèches réduirait les besoins en [[eau]] de villes de 25 à 30 % et la totalité des [[eau]]x grises épurées pourrait servir à l'[[irrigation]], on reste rêveur devant l'attitude de refus catégorique des spécialistes officiels en génie sanitaire. Il est sans doute plus motivant d'inaugurer des grands travaux hydrauliques que d'envisager des solutions élémentaires, bien que très efficaces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusions ===&lt;br /&gt;
Une réflexion approfondie sur le fonctionnement des écosystèmes aboutit à la conclusion suivant laquelle tous les problèmes relatifs à l'[[eau]] dans le monde trouvent leur origine dans la mauvaise gestion de la biomasse. Vu le poids des activités humaines, la biomasse fécale d'origine humaine ou même animale ne doit en aucune manière être rejetée dans l'[[eau]], mais injectée dans le processus de formation de l'humus. De cette manière on prévient à plus de 97% la [[pollution]] des [[eau]]x par les nitrates et aussi en grande partie par les phosphates.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'usage des toilettes sèches et l'élevage sur litière biomaîtrisée éliminerait à la source la presque totalité de la [[pollution]] azotée et la majorité de la [[pollution]] phosphatée des [[eau]]x naturelles. Le [[recyclage]] correct des déjections est un élément primordial pour régénérer les écosystèmes agricoles dégradés et un facteur important d'économie d'[[eau]]. En intégrant les principes énoncés plus haut concernant le fonctionnement des écosystèmes dans la conception des toilettes sèches, on aboutit à des solutions techniques très efficaces et plus qu'acceptables au point de vue psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand on se dit favorable à la réduction de la [[pollution]], utiliser une toilette sèche correcte est une question de cohérence. C'est la démarche quotidienne de loin la plus efficace pour la protection de l'environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La toilette à litière biomaîtrisée (mode d'emploi) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Comme litière, utiliser''' :&lt;br /&gt;
** des déchets végétaux secs : broyats de branchages, de feuilles, de tiges, des fanes, etc.&lt;br /&gt;
** copeaux et sciure de bois;&lt;br /&gt;
** tous les éléments ci-dessus peuvent être mélangés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Ce qu'il ne faut pas utiliser comme litière''' :&lt;br /&gt;
** copeaux et sciure de bois tropicaux exotiques qui peuvent générer de mauvaises odeurs et provoquer des allergies;&lt;br /&gt;
** trop de sciure, source de poussière dans la maison ;&lt;br /&gt;
** uniquement des feuilles sèches broyées qui n'absorbent pas suffisamment l'humidité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* On dépose au départ une couche de quelques centimètres de litière au fond du réservoir de la toilette. Une bonne épaisseur de litière de départ se juge lors de la vidange : si elle est trop sèche, cela signifie qu'elle est en excès et se [[compost]]era mal ; si par contre, elle baigne dans l'urine c'est signe d'insuffisance et de [[pollution]] de la terre par infiltration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Après chaque utilisation, couvrir les selles avec une feuille de papier de toilette qu'on humidifie à l'aide d'un pulvérisateur pour plantes d'intérieur et un peu de litière. Tous les papiers de toilette conviennent et sont jetés dans le réservoir. Cette toilette accepte également les tampons hygiéniques et les couches culottes [[compost]]ables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ne pas attendre le que réservoir soit trop rempli et lourd pour vidanger dans le carré à [[compost]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Rincer le réservoir avant de remettre en service. S'il est en plastique, il vaut mieux en avoir deux : l'un étant en service, l'autre est aéré à l'extérieur. Pour enlever les odeurs absorbées par le plastique, on peut y mettre, pendant l'aération, de l'[[eau]] contenant un peu d'[[argile]]. Cette [[eau]] peut servir plusieurs fois. L'[[eau]] savonneuse des nettoyages par terre convient également.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le carré à [[compost]] qui reçoit les effluents de la toilette (un mètre carré par personne) est aménagé dans un coin du jardin à l'abri des regards. On y déposera également tous les déchets du jardin et de la cuisine. Afin d'éviter la multiplication des mouches, après chaque déversement, couvrir avec un peu de déchet de jardin, tonte d'herbe, feuilles mortes, [[mauvaises herbes]] arrachées ou paille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Au mois de novembre de chaque année, le carré à [[compost]] est vidé. Son contenu est entassé pour faire un tas en forme de toit et couvert d'une couche d'au moins 20 cm de paille. Après une année de repos, le [[compost]] obtenu est prêt à l'emploi dans le jardin, y compris le potager.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Témoignage de [[Utilisateur:Marco b|Marco b]] ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mon expérimentation sur 3 ans des toilettes à litière bio-maîtrisée (une installation simple en salle de bains côtoyant une chambre) montre son côté pratique (absence d'odeur authentifié par l'absence d'insecte même en été, passage au tas de compost une fois/semaine (pour une personne), réduction notable des produits chimiques pour wc à chasse (invités), temps consacré au vidage/nettoyage du récipient estimé au 1/4 d'heure).&lt;br /&gt;
Je récupère environ 1/3 de l'urine (en bidon) pour éviter un excès de liquide et m'en sers (dilué) pour arroser soit le tas de compost, soit une plante engrais (consoude de russie, dont les très longues racines remontent les minéraux et le feuillage abondant sert ensuite soit en paillage de sol, soit au compost ou sous forme d'engrais liquide (un purin aussi bon que celui de l'ortie, sans l'odeur de ferme).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si on dispose de tontes de gazon (mon cas) on peut facilement porter notre litière à des températures (constatées) de l'ordre de 60/70° durant une semaine, des valeurs suffisantes sans doute pour &amp;quot;calmer&amp;quot; notre faune intestinale à bref délai, même si la durée de compostage supérieure ou égale à l'année semble nécessaire (au vu de mes lectures). J'ai choisis un temps de maturation de 2 ans sous bâche avec hydratation en été.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'utilise essentiellement pour la litière de la paille de lin et des copeaux de bois ( il se vend des sacs de 140l&lt;br /&gt;
compactés valant 650l pour environ 10€) en ajoutant (dans le bac lui-même) un peu de lithothamme* et de compost mûr, de temps en temps (pour faciliter le mélange et accélérer le compostage). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La sciure me paraît trop compacte pour la suite aérobie du compostage (en jardin).Certes les matières carbonées sont payantes (sauf les feuilles mortes à l'automne) mais la consommation d'eau est nettement réduite (Je suis passé sous les 30l/jour hors période estivale), le compost est gratuit et de déchets on fait une richesse...&lt;br /&gt;
J'utilise 3 tas (bâchés) au jardin (l'un sert aux amendements, l'un se remplit (j'ajoute un peu de terre de jardin à chaque apport) et le second repose encore un an à la suite du dernier apport (je continue à l'arroser de temps en temps pour accélérer la maturation). A partir de la&lt;br /&gt;
2ème année j'ai un tas de compost chaque année, donc. A maturité le compost est sous la forme (déshydratée et brisé) d'une poudre brun foncé à noir ayant une odeur légère de sous-bois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Lithothamme :Issu d'algues marines calcaires, lavées, déshydratées puis réduites, par broyage, en fines particules, le lithothamme est un produit organique qui renferme des acides aminés, des phytohormones et des vitamines et qui est riche en magnésium, en calcium et en oligo-éléments (plus d'une trentaine). 12€ les 3kg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-- [[Utilisateur:Marco b|Marco b]] le 22 juin 2008.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Marco b</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.ekopedia.fr/index.php?title=Toilette_%C3%A0_liti%C3%A8re_bioma%C3%AEtris%C3%A9e/T%C3%A9moignage&amp;diff=56983</id>
		<title>Toilette à litière biomaîtrisée/Témoignage</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.ekopedia.fr/index.php?title=Toilette_%C3%A0_liti%C3%A8re_bioma%C3%AEtris%C3%A9e/T%C3%A9moignage&amp;diff=56983"/>
				<updated>2008-06-22T16:16:34Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Marco b : /* Témoignage de Marco b */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Témoignage page|toilettes sèches}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Témoignage de [http://www.eautarcie.com/Eautarcie/Page_de_garde.htm Joseph Országh] =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La toilette sèche : une question de cohérence'''&lt;br /&gt;
C'est en 1982, au retour d'une de mes missions en Afrique que j'ai eu la grande surprise de voir un seau hygiénique à la toilette. Le W-C classique a été à partir de ce moment-là relégué au rang d'objet inutile et encombrant... Ma femme, Michèle a décrété que désormais, ce sera notre toilette. C'est ainsi qu'a commencé l'histoire de mes recherches en matière d'assainissement. J'ai donc été pris au piège de mes propres théories, car jusque-là, j'avais souvent parlé de la possibilité de récupérer nos déjections à des fins agricoles, mais pour moi c'était une sorte d'exercice intellectuel. Il a fallu le pragmatisme d'une femme, la mienne, pour transposer la théorie sur le terrain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait passionnant, mais trop long, de raconter notre chemin pour aboutir à la réalisation d'une maison en pleine ville (avec un jardin de 750m²) qui n'est raccordée ni à la distribution d'[[eau]] ni aux égouts. Nous buvons l'[[eau]] de pluie et nous réutilisons nos [[eau]]x grises épurées pour arroser le jardin. Avec des investissements dérisoires, nous sommes arrivés à l'autonomie hydrique complète avec une [[pollution]] nulle des [[eau]]x souterraines et des [[eau]]x de surface.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes évidemment loin de notre seau hygiénique qui sentait mauvais et n'était acceptable que pour quelques &amp;quot;mordus&amp;quot; pour l'environnement. Actuellement, avec plus de six cent (et le nombre augmente tous les jours) de familles en Belgique et en France (juin 2003) nous partageons notre expérience concernant l'usage de la toilette sèche que nous avons baptisée toilette à litière biomaîtrisée (TLB). Avis aux amateur d'exercices linguistiques pour lui trouver un nom plus adapté!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Du bon compost pour son jardin et de l'eau &amp;quot;bonne à boire&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
Au départ, notre démarche n'a donc été inspirée ni par une volonté d'originalité, ni par une préoccupation particulière de protection des [[eau]]x, mais par le souci de fertiliser notre petit jardin potager avec un [[compost]] produit sur place. Nous buvions déjà l'[[eau]] de pluie depuis longtemps, sans nous en porter plus mal que les autres en dépit du fait que cette [[eau]] pouvait dans de rare cas ne pas être légalement &amp;quot;potable&amp;quot;. C'est plus tard que j'ai découvert qu'elle est mieux que &amp;quot;potable&amp;quot; : l'[[eau]] de pluie filtrée est biocompatible. La consommation prolongée d'une [[eau]] bio-compatible ne peut en aucune manière altérer la santé. On ne peut pas en dire autant de l'[[eau]] légalement &amp;quot;potable&amp;quot;. Contrairement à la position officielle, le chlore n'est pas un &amp;quot;produit d'hygiène&amp;quot;, mais un produit chimique toxique, un biocide (qui tue la vie). La consommation prolongée de l'[[eau]] désinfectée au chlore altère le système immunitaire et sensibilise l'organisme à une série de maladies assez graves, comme les allergies, certains types de cancer, ostéoporose, coxarthrose, sclérose en plaque et augmente la sensibilité aux maladies virales...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le confort d'une bonne toilette sèche ==&lt;br /&gt;
La TLB est le résultat d'une observation fortuite, expliquée scientifiquement plus tard. En ajoutant de la sciure de bois ou des copeaux à nos déjections (urine + matière fécale), l'odeur désagréable disparaît complètement. Cette toilette se présente en fait comme une caisse sans fond, contenant un seau en plastique ou mieux, en [[acier]] inoxydable et dont la planche supérieure (basculante) est percée d'une ouverture sur laquelle on a fixé un abattant de W-C classique. La TLB trouve sa place n'importe où dans la maison, sans arrivée d'[[eau]], tuyau d'évacuation ou système d'aération. L'aspect esthétique est un problème de menuiserie. Pourquoi ne pas s'inspirer de la chaise percée de Louis XVI pour la forme ? Certaines utilisatrices prétendent avoir moins de travail d'entretien qu'avec un W-C classique. Des familles qui n'avaient pas envisagé l'usage d'une toilette sèche l'ont adoptée sans problèmes et sur plus de six cent, après plusieurs mois ou d'années d'expérience, à notre connaissance, deux familles en ont abandonné l'usage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Côté odeur, pas de problème. La contrainte de ce système est l'obligation de vider le seau (nous conseillons une capacité de 15 à 20 litres) sur le carré à [[compost]] du jardin quand il est rempli. Cette opération est perçue par plus d'un comme une corvée assez désagréable, bien qu'elle ne prend que quelques minutes. Je pense qu'il faudrait un incitant fiscal qui ferait payer le prix juste des nuisances d'un W-C à chasse pour sortir de l'impasse environnementale créée par l'épuration collective. Le bilan azoté de l'épuration classique (oxydation biologique aérobie) est tout simplement catastrophique. Les quelques 5 à 10 % de l'azote qui entre dans la station d'épuration sort avec les [[eau]]x épurées sous forme de nitrates. Cette quantité est largement suffisante pour asphyxier les rivières avec les phosphates d'origine métabolique (issus de nos W-C) et ceux contenus dans nos lessives. Le restant de l'azote sort de la station d'épuration sous forme de boues et n'attend, après épandage sur les terres, que la première pluie pour s'infiltrer dans la nappe phréatique sous forme de [[pollution]] par les nitrates ou ruisseler vers la rivière. Il n'y a qu'une petite partie de l'azote qui est assimilé par les plantes. En résumé : l'épuration classique transforme une matière première précieuse (les effluents de nos W-C) en [[pollution]] par les nitrates.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les principes non énoncés par les concepteurs des toilettes sèches ==&lt;br /&gt;
Il est heureux qu'au départ notre objectif n'était pas d'installer un W-C [[écologie|écologique]], mais de fabriquer du [[compost]], car, si j'avais consulté la littérature abondante. Un exemple type de ce genre de littérature est le livre de Béatrice Trélaün, Water sans eau (Ed. Alternatives) au sujet des toilettes sèches, j'aurais sans doute abouti à des solutions fort différentes. C'est à posteriori que je réalise combien la finalité de la plupart des auteurs était différente de la nôtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le souci principal des concepteurs des toilettes sèches est, par ordre de priorité:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# l'élimination d'un &amp;quot;déchet&amp;quot; qui nous gêne et nous encombre, en prenant bien soin d'imiter, autant que se peut, le fameux water-closed, symbole du confort et aussi de notre insouciance vis-à-vis de l'environnement ;&lt;br /&gt;
# assurer le maximum de confort à l'utilisation ;&lt;br /&gt;
# économiser l'[[eau]] ;&lt;br /&gt;
# soustraire nos déjections (par exemple, en infiltrant l'urine et en enfouissant les fèces dans le sol) à notre vue ;&lt;br /&gt;
# si l'élimination des [[eau]]x fécales a un impact favorable à l'environnement, tant mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce type de démarche aboutit à des solutions boiteuses et inconfortables. Il faut être un mordu pour l'environnement pour avoir recours volontairement aux solutions décrites dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les enjeux réels de l'utilisation de la toilette sèche ==&lt;br /&gt;
On présente généralement la toilette sèche comme un moyen d'économiser l'[[eau]]. Il est vrai que la suppression des chasses diminue la consommation des ménages de 25 à 35 %, ce qui est loin d'être négligeable. Mais l'économie d'[[eau]] n'est qu'un aspect mineur de ce problème. Même si les techniciens en génie sanitaire semblent volontairement ignorer les réalités, le non rejet des déjections dans l'[[eau]] est une option incontournable dans le respect du développement durable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
80 à 100% de la [[pollution]] organique de nos rivières est d'origine domestique. Cette matière organique est transformée par les stations d'épuration en nitrates et en phosphates (y compris par les stations d'épuration dites &amp;quot;tertiaires&amp;quot;). Ces deux substances sont responsables de l'asphyxie des rivières. 97% de l'azote et 50 à 80% de phosphore contenus dans les [[eau]]x usées urbaines viennent de nos W-C ! Le programme européen (très coûteux) d'épuration des [[eau]]x urbaines ne résoudra pas le problème de base de l'eutrophisation des rivières. On est prêt à dépenser des milliards pour rien, alors qu'on refuse d'attaquer le problème à la source en mettant en place une législation encourageant l'abandon du W-C à chasse, grand responsable de nos problèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jour où l'on décidera de ne plus rejeter les déjections humaines et animales dans l'eau, un grand pas sera franchi vers la protection efficace de notre environnement. L'introduction généralisée des toilettes sèches et des élevages industriels sur litière biomaîtrisée aurait des conséquences actuellement inimaginables. En moins d'un an, la plupart des petites rivières retrouveraient leur caractère salmonicole (abritant des truites, des saumons) et 20 ans après, la teneur en nitrates des [[eau]]x souterraines tomberait à une valeur compatible avec une potabilisation facile. Et tout cela, sans dépenser un seul euro dans des infrastructures d'épuration lourdes et coûteuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Grands principes et réalités sur le terrain ==&lt;br /&gt;
Revenons aux principes des toilettes sèches. J'ai beaucoup apprécié les réquisitoires de François Tanguay, Petit manuel d'autoconstruction. Ed. Mortagne. au Canada et de Pierre Lehmann en Suisse à l'encontre de notre cher water-closed. Ces réquisitoires sont basés sur le caractère polluant de ces installations, ce qui est vrai, mais ce n'est pas toute la vérité. En réalité, nos déjections font partie intégrante de la biosphère, ce ne sont pas des déchets à éliminer. La [[pollution]] et le gaspillage de l'[[eau]] n'est en fait qu'un aspect mineur du problème des W-C. La biomasse humaine étant devenue importante sur la terre, la destruction de nos déjections sous prétexte d'épuration est un facteur important de déséquilibre des écosystèmes qui nous font vivre. D'après une étude récente, faite à l'Université Catholique de Louvain (Belgique) Marco BERTAGLIA, in Séminaire en [[pollution]] de l'environnement, Université Catholique de Louvain (Belgique), Unité de génie biologique (Prof. Patrick Gérin) 1998-99., le contenu azoté des déjections humaines représente 40% de l'azote utilisé dans l'agriculture mondiale. La biomasse fécale humaine est donc loin d'être négligeable. Sa destruction sous prétexte d'épuration crée un déficit dans la fertilisation des sols, tandis que l'épuration transforme l'azote contenu dans les déjections en [[pollution] par les nitrates. Malheureusement, l'épuration n'est pas la seule technique de destruction de la biomasse fécale (animale ou humaine). Toute technique ne respectant pas rigoureusement les conditions de la pédogenèse (formation de la matière humique du sol), soustrait la biomasse précieuse du fonctionnement de la biosphère. On peut aisément montrer que l'écobilan des techniques comme le lagunage, la biométhanisation, l'épandage du lisier, l'enfouissement de la matière organique dans le sol, etc., est négatif. Je formulerais de la manière suivante le premier principe qui devrait guider la conception des toilettes [[écologie|écologiques]] et aussi des programmes de restauration des écosystèmes:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Toute matière organique détruite et non introduite dans le cycle de formation de la matière humique des sols est une perte grave pour la biosphère et une source de [[pollution]] pour les [[eau]]x.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Toilettes sèches et idées fausses ==&lt;br /&gt;
Le première chose est donc d'essayer de réunir les conditions pour le [[recyclage]] le plus parfait possible de la matière fécale pour en faire de l'humus. Pour ce [[recyclage]], il faut d'abord ajuster le rapport carbone/azote (C/N) des déjections à 60. Au départ, ce rapport est de l'ordre de 7. Il faut donc y ajouter une matière riche en carbone végétal. L'urine contient 60 à 80 % de l'azote contenu dans nos déjections. Grâce à l'action d'un enzyme naturellement présent, l'uréase, l'azote contenu dans l'urine se transforme spontanément en ammoniac en quelques heures. La présence de lignine et de la cellulose contenus dans les végétaux (dans la litière de la TLB) semble inhiber l'action de l'uréase et bloque la formation de l'ammoniac. Dès lors, l'azote organique des déjections commence à être intégré dans le processus biologique de formation de l'humus. Les odeurs disparaissent par la même occasion. Lorsqu'on recueille l'urine séparément, pour le stockage dans un réservoir, ou pour infiltration dans le sol, la formation de l'ammoniac, suivie de celle des nitrates, est inévitable. Dès lors, il n'y a plus de formation d'humus, même en présence de matériaux végétaux. La présence d'azote ammoniacal et nitrique explique évidemment &amp;quot;le pouvoir fertilisant&amp;quot;, mais il s'agit d'une fertilisation chimique qui n'ose pas dire son nom. Le lessivage des nitrates dans les [[eau]]x souterraines est le résultat final de cette opération. C'est la raison pour laquelle les effluents des toilettes sèches dans lesquelles on a séparé l'urine et la matière fécale ne conviennent pas pour la régénération des terres. De ce fait, l'écobilan de ces toilettes sèches n'est pas favorable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour litière tout convient: broyat de végétaux, sciure de bois, copeaux, feuilles mortes, pailles, rafles, fanes, même cartons usagés et déchiquetés. En ce qui concerne ces derniers, dans le contexte d'appauvrissement de nos écosystèmes agricoles, il est plus utile de les [[compost]]er que de les [[recycler]] en tant que papier de basse qualité. La matière carbonée végétale est aussi traitée comme déchet, qu'on &amp;quot;valorise&amp;quot; parfois en brûlant, au lieu de le [[compost]]er. La valorisation énergétique de la biomasse est un mythe tenace dans les milieux des environnementalistes. Dans le contexte actuel de gigantisme énergétique, la valeur de l'énergie obtenue (combustible solide, biométhane, carburant liquide, etc.) en détruisant la biomasse est tout à fait dérisoire par rapport à la valeur biologique du matériau organique soustrait aux grands cycles de la biosphère. On pourra peut-être un jour envisager la valorisation énergétique d'une petite partie de la biomasse dans un monde qui utilisera à bon escient et à des besoins essentiels toutes les formes d'énergies disponibles et renouvelables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réunion de la biomasse végétale carbonée et les déjections humaines et animales constituent la filière normale pour la formation de l'humus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qui ne convient pas pour ajouter à nos déjections : ==&lt;br /&gt;
* '''La terre'''. Le rapport carbone/azote de nos déjections est trop faible pour la formation de l'humus. De ce fait, une bonne partie de l'azote organique est perdue par minéralisation spontanée (transformation en nitrates, en nitrites et en ammonium), faute de carbone. Le pouvoir fertilisant du fumier non [[compost]]é provient précisément de cette minéralisation, mais son action est identique à celle des engrais chimiques.&lt;br /&gt;
* '''La tourbe'''. Bien que le rapport carbone/azote peut être ajusté avec de la tourbe, il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un produit non renouvelable. De plus, on observe que la tourbe, probablement à cause de son caractère acide, maîtrise moins bien les odeurs que la matière végétale sèche.&lt;br /&gt;
* '''Les cendres ou la chaux'''. Le caractère fortement basique de ces substances (la potasse) inhibe l'action des micro-organismes pour la transformation de la matière organique en humus. On ne peut envisager que l'adjonction de petites quantités de cendre pendant le [[compostage]], mais pas dans une toilette. Les vieux paysans disent toujours : &amp;quot;la chaux enrichit le père et ruine le fils&amp;quot;. La chaux et la potasse accélèrent la décomposition spontanée de l'humus dans le sol, en libérant rapidement l'azote et le phosphore organiques. Il en résulte une forte augmentation des rendements au détriment des réserves du sol. Le chaulage du [[compost]], préconisé par certains spécialistes en agriculture, interrompt le processus de régénération des sols.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La séparation de l'urine et de la matière fécale n'est pas utile en vue d'un [[compostage]].''' L'humidité contenue dans l'urine est nécessaire pour imprégner la matière organique sèche indispensable à l'ajustage du rapport carbone/azote. Sans urine, il faut arroser le tas de [[compost]] ne contenant que les fèces et les végétaux. On justifie la séparation de l'urine par la réduction du volume à traiter, mais que faire alors avec l'urine ? Son infiltration dans le sol ou son utilisation pour irriguer est une absurdité [[écologie|écologique]]. Entre 60 et 80% de l'azote contenu dans les déjections se trouve précisément dans l'urine. Faute de carbone, l'urine dans le sol est intégralement minéralisée et alimente généreusement les [[eau]]x de ruissellement et les [[eau]]x souterraines en azote nitrique et ammoniacal. L'azote contenu dans l'urine est indispensable à la transformation en humus de la matière végétale carbonée. L'infiltration de l'urine dans le sol est donc une perte à la fois de la matière azotée et carbonée, tout en générant une [[pollution]] des [[eau]]x.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L'évaporation de l'[[eau]] contenue dans les fèces est justifiée par le souci de réduire la masse à traiter et espacer les manutentions.''' Le milieu humide bactérien dans les fèces assure un bon démarrage des processus de transformation en humus. Il est dommage d'interrompre ces processus naturels par évaporation et humidification au moment du [[compostage]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le [[compostage]] interne dans un réservoir situé sous la toilette s'inspire toujours du souci d'éviter de s'occuper autant que se peut de nos déjections.''' Malheureusement, il n'est pas possible de réaliser dans une cuve ou dans une fosse les conditions aérobies nécessaires pour un bon [[compostage]]. Le véritable [[compostage]] se fait sur le sol même, en symbiose avec la faune qui vit dans le sol. Toute fermentation anaérobie, inévitable dans les cuves, soustrait l'azote et aussi une bonne partie du carbone au processus de formation de l'humus, tout en libérant, en prime, la [[pollution]] par les nitrates et l'ammonium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le syndrome de l'empereur chinois.''' On raconte souvent que les empereurs chinois, contrairement à leurs sujets, ne consommaient pas les aliments récoltés sur des terres fertilisées avec des déjections humaines. On cite également le refus des ruminants de manger l'herbe qui pousse sur leurs déjections. La réticence à utiliser les déjections humaines est en fait de nature psychologique et culturelle, de même que la crainte de la contamination bactérienne. Il ne faut pas perdre de vue que :&lt;br /&gt;
* les Chinois ne [[compost]]aient pas leurs déjections, mais l'utilisaient directement sur le sol &lt;br /&gt;
* l'herbe des prairies engraissées avec du fumier [[compost]]é est bien acceptée par les animaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne fait pas de doute que les déjections non [[compost]]ées (autant que le lisier, les gadoues de fosses septiques et les boues d'épuration actuellement épandues à grande échelle, ce qui ne semble pas inquiéter les personnes soucieuses d'hygiène) introduisent un grand nombre de germes pathogènes dans le milieu de production de nos aliments. Par contre, l'utilisation du [[compost]] de déjections d'une toilette sèche ne présente pas cet inconvénient. La teneur en bactéries pathogènes de ce type de [[compost]] est beaucoup plus faible que celle des gadoues des fosses septiques ou du lisier d'élevage. La peur de la manipulation et de l'utilisation des déjections humaines est dépourvue de base objective (même si l'on trouve toujours une justification). Elle est d'origine culturelle et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== [[Lagunage]] ? Oui, quand on ne peut pas se passer du W-C à chasse ==&lt;br /&gt;
L'image bucolique du plan d'[[eau]] avec les “jolies-petites-plantes-qui-épurent-tout” colle à la peau des environnementalistes et occulte une vision plus globale et plus pragmatique. La grande popularité des techniques de [[lagunage]] tient au fait qu'elles ne remettent pas en question nos (mauvaises) habitudes concernant les usages de l'[[eau]]. Un [[lagunage]] remplace purement et simplement la station d'épuration, mais rien ne change en amont. La réduction de la [[pollution]] est à la discrétion de l'usager.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous venons de montrer que le mal est fait au moment du déversement des déjections dans l'[[eau]] et le facteur de déséquilibre est la destruction de la biomasse fécale par épuration. La [[pollution]] azotée à des degrés divers ne vient qu'en prime. L'idéologie de base de la conception d'un lagunage et d'une station d'épuration est la même : détruire la charge polluante, sans tenir compte de la valeur biologique de la biomasse détruite. Dans un système qui fonctionne suivant le concept du développement durable, le lagunage n'a pas sa place. Si on le souhaite et si les conditions climatiques et édaphiques le permettent, on peut créer une zone humide à la sortie d'un système d'épuration des [[eau]]x usées non fécales ([[eau]]x grises ou savonneuses), mais dans la plupart des écosystèmes, l'[[eau]] est trop précieuse pour être gaspillée dans de telles installations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les pays à climat sec, on déplore le fait que les [[eau]]x usées urbaines sont impropres à l'irrigation des terres agricoles. Les [[eau]]x fécales contiennent, en effet, trop de germes pathogènes et surtout des œufs de parasites intestinaux. Après cette constatation, la conclusion la plus logique serait de ne pas rejeter la matière fécale dans l'[[eau]], mais cette éventualité n'est même pas envisagée par les techniciens et les décideurs politiques. Dans les [[eau]]x grises ([[eau]]x savonneuses), il y a mille à dix mille fois moins de germes et de parasites que dans les [[eau]]x fécales. Dans un pays où chaque litre d'[[eau]] est convoité pour l'irrigation des cultures vivrières, l'usage d'un W-C à chasse est un acte lourd de conséquences. Mais les techniciens spécialistes en épuration préfèrent perpétuer l'irresponsabilité institutionnalisée. L'assainissement par égouts et stations d'épuration est une affaire commercial qui obéit aux lois du marché. Pourtant, rien que la suppression des chasses réduirait la consommation d'[[eau]] des ménages d'environ 30%. Débarrassée des [[eau]]x fécales, les [[eau]]x usées urbaines deviendraient disponibles pour l'agriculture, sans risques sanitaires. Préconiser des systèmes de lagunage (cela se fait pourtant par des spécialistes de réputation mondiale) dans des pays à climat sec où au moins 60% de l'[[eau]] est évaporée pendant l'épuration et une autre partie se perd par infiltration, c'est faire preuve d'un mépris ou d'une méconnaissance du fonctionnement des écosystèmes agricoles. Ou bien on a d'autres motivations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du [[compost]] de déjections augmente la capacité de rétention d'[[eau]] des terres et, de ce fait, diminue les besoins en [[eau]] d'irrigation. Chaque kg de [[compost]] qui remplace l'engrais chimique diminue la [[pollution]] agricole et aussi les besoins en pesticides.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait trop long d'analyser les impacts environnementaux des systèmes de lagunage, y compris dans les pays à climat humide. Même en cas de récupération de la matière végétale produite, la rupture des grands cycles naturels, comme celui de l'azote, est consommée. Lors du [[compostage]] des végétaux récupérés du lagunage, pour ajuster le rapport carbone/azote à une valeur correcte, il faut encore ajouter du fumier : il faut remplacer l'azote détruite pendant l'épuration. Le [[compostage]] direct des déjections économise un cycle annuel d'énergie solaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'usage d'une toilette à litière biomaîtrisée (TLB) et son [[compostage]] nécessite un investissement bien moindre et beaucoup moins de travail qu'un système de lagunage, sans parler des impacts sur l'environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lagunage n'est justifiable que dans la mesure où l'on est incapable de renoncer à l'usage d'un W-C à chasse d'[[eau]]. En ce sens, c'est un moyen technique pour se donner bonne conscience, tout en continuant à gaspiller, à polluer l'[[eau]] et appauvrir la biosphère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La toilette sèche, pour nos animaux aussi ==&lt;br /&gt;
Dans des régions (comme la Flandre ou la Normandie) où l'on pratique à grande échelle l'élevage hors sol, la biomasse fécale d'origine animale est importante. Pour éviter la production de ce déchet polluant, et pouvoir [[recycler]] les déjections animales dans la formation de l'humus, la technique de l'élevage sur litière biomaîtrisée est une solution satisfaisante et économiquement acceptable. Des essais faits au Japon et aussi dans plusieurs pays européens montrent la faisabilité de ce système qui élimine par la même occasion toutes les nuisances olfactives de ces élevages et celles des épandages du lisier. Des montagnes de déchets carbonés (palettes en bois, cartons, déchets forestiers, etc.) attendent leur valorisation en tant que litière pour neutraliser la [[pollution]] azotée par l'épandage du lisier. Par la même occasion, on augmenterait la teneur en humus des terres et on diminuerait la [[pollution]] par les pesticides.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La position des spécialistes officiels en génie sanitaire ==&lt;br /&gt;
Lors de la conférence européenne des 28 et 29 mai 1996 tenue à Bruxelles sur la politique de l'[[eau]] de la Communauté Européenne, j'ai proposé d'intégrer dans la législation concernant les [[eau]]x résiduaires urbaines des incitants pour les techniques d'assainissement basées sur le principe de prévention. Il était évidemment question du système d'assainissement TRAISELECT ou le traitement sélectif des [[eau]]x usées domestiques dont la pièce maîtresse est la toilette à litière biomaîtrisée (TLB) qui pourrait constituer une alternative crédible (bien que facultative) au W-C classique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette toilette n'a toutefois pas séduit les personnes présentes et a été surnommé de &amp;quot;bac à chat&amp;quot; par un des membres de la délégation officielle belge et tirée en dérision.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, les exposés des délégations des pays du sud de l'Europe ont bien mis en évidence les graves problèmes de pénurie d'[[eau]], notamment pour l'agriculture. A titre d'exemple, une ville comme Barcelone rejette dans la mer une rivière d'[[eau]] usée inutilisable dans l'agriculture à cause de la contamination fécale. Après le constat d'échec de la politique actuelle d'[[eau]], un grand spécialiste espagnol a conclu en disant que &amp;quot;ce n'est pas de bacs à chats dont nous avons besoin, mais d'[[eau]] pour l'irrigation&amp;quot;. Quand on sait que le traitement sélectif des [[eau]]x grises et l'usage des toilettes sèches réduirait les besoins en [[eau]] de villes de 25 à 30 % et la totalité des [[eau]]x grises épurées pourrait servir à l'irrigation, on reste rêveur devant l'attitude de refus catégorique des spécialistes officiels en génie sanitaire. Il est sans doute plus motivant d'inaugurer des grands travaux hydrauliques que d'envisager des solutions élémentaires, bien que très efficaces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusions ==&lt;br /&gt;
Une réflexion approfondie sur le fonctionnement des écosystèmes aboutit à la conclusion suivant laquelle tous les problèmes relatifs à l'[[eau]] dans le monde trouvent leur origine dans la mauvaise gestion de la biomasse. Vu le poids des activités humaines, la biomasse fécale d'origine humaine ou même animale ne doit en aucune manière être rejetée dans l'[[eau]], mais injectée dans le processus de formation de l'humus. De cette manière on prévient à plus de 97% la [[pollution]] des [[eau]]x par les nitrates et aussi en grande partie par les phosphates.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'usage des toilettes sèches et l'élevage sur litière biomaîtrisée éliminerait à la source la presque totalité de la [[pollution]] azotée et la majorité de la [[pollution]] phosphatée des [[eau]]x naturelles. Le [[recyclage]] correct des déjections est un élément primordial pour régénérer les écosystèmes agricoles dégradés et un facteur important d'économie d'[[eau]]. En intégrant les principes énoncés plus haut concernant le fonctionnement des écosystèmes dans la conception des toilettes sèches, on aboutit à des solutions techniques très efficaces et plus qu'acceptables au point de vue psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand on se dit favorable à la réduction de la [[pollution]], utiliser une toilette sèche correcte est une question de cohérence. C'est la démarche quotidienne de loin la plus efficace pour la protection de l'environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La toilette à litière biomaîtrisée (mode d'emploi) ==&lt;br /&gt;
* '''Comme litière, utiliser''' :&lt;br /&gt;
** des déchets végétaux secs : broyats de branchages, de feuilles, de tiges, des fanes, etc.&lt;br /&gt;
** copeaux et sciure de bois;&lt;br /&gt;
** tous les éléments ci-dessus peuvent être mélangés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Ce qu'il ne faut pas utiliser comme litière''' :&lt;br /&gt;
** copeaux et sciure de bois tropicaux exotiques qui peuvent générer de mauvaises odeurs et provoquer des allergies;&lt;br /&gt;
** trop de sciure, source de poussière dans la maison ;&lt;br /&gt;
** uniquement des feuilles sèches broyées qui n'absorbent pas suffisamment l'humidité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* On dépose au départ une couche de quelques centimètres de litière au fond du réservoir de la toilette. Une bonne épaisseur de litière de départ se juge lors de la vidange : si elle est trop sèche, cela signifie qu'elle est en excès et se [[compost]]era mal ; si par contre, elle baigne dans l'urine c'est signe d'insuffisance et de [[pollution]] de la terre par infiltration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Après chaque utilisation, couvrir les selles avec une feuille de papier de toilette qu'on humidifie à l'aide d'un pulvérisateur pour plantes d'intérieur et un peu de litière. Tous les papiers de toilette conviennent et sont jetés dans le réservoir. Cette toilette accepte également les tampons hygiéniques et les couches culottes [[compost]]ables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ne pas attendre le que réservoir soit trop rempli et lourd pour vidanger dans le carré à [[compost]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Rincer le réservoir avant de remettre en service. S'il est en plastique, il vaut mieux en avoir deux : l'un étant en service, l'autre est aéré à l'extérieur. Pour enlever les odeurs absorbées par le plastique, on peut y mettre, pendant l'aération, de l'[[eau]] contenant un peu d'[[argile]]. Cette [[eau]] peut servir plusieurs fois. L'[[eau]] savonneuse des nettoyages par terre convient également.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le carré à [[compost]] qui reçoit les effluents de la toilette (un mètre carré par personne) est aménagé dans un coin du jardin à l'abri des regards. On y déposera également tous les déchets du jardin et de la cuisine. Afin d'éviter la multiplication des mouches, après chaque déversement, couvrir avec un peu de déchet de jardin, tonte d'herbe, feuilles mortes, [[mauvaises herbes]] arrachées ou paille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Au mois de novembre de chaque année, le carré à [[compost]] est vidé. Son contenu est entassé pour faire un tas en forme de toit et couvert d'une couche d'au moins 20 cm de paille. Après une année de repos, le [[compost]] obtenu est prêt à l'emploi dans le jardin, y compris le potager.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Témoignage de [[Utilisateur:Marco b|Marco b]] =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mon expérimentation sur 16 mois des toilettes à litière bio-maîtrisée (une installation sommaire en salle de bains côtoyant une chambre) montre son côté pratique (absence d'odeur authentifié par l'absence d'insecte même en été, passage au tas de compost une fois/semaine (pour une personne), réduction notable des produits chimiques pour wc à chasse (invités), temps consacré au vidage/nettoyage du récipient estimé au 1/4 d'heure).&lt;br /&gt;
Je récupère environ 1/3 de l'urine (en bidon) pour éviter un excès de liquide et m'en sers (dilué) pour&lt;br /&gt;
arroser une plante engrais (consoude de russie, dont les très longues racines remontent les minéraux et le&lt;br /&gt;
feuillage abondant sert ensuite soit en paillage de sol, soit au compost ou sous forme d'engrais liquide (un&lt;br /&gt;
purin aussi bon que celui de l'ortie).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si on dispose de tontes de gazon (mon cas) on peut facilement porter notre litière à des températures (constatées) de l'ordre de 60/70° durant une semaine, des valeurs suffisantes sans doute pour &amp;quot;calmer&amp;quot; notre faune intestinale à bref délai, même si la durée de compostage supérieure ou égale à l'année semble nécessaire (au vu de mes lectures).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'utilise essentiellement pour la litière de la paille de lin et des copeaux de bois ( il se vend des sacs de 140l&lt;br /&gt;
compactés valant 650l pour environ 10€) en ajoutant (dans le bac lui-même) un peu de lithothamme* et de compost mûr, de temps en temps (pour faciliter le mélange et accélérer le compostage). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La sciure me paraît trop compacte pour la suite aérobie du compostage (en jardin).Certes les matières carbonées sont payantes (sauf les feuilles mortes à l'automne) mais la consommation d'eau est nettement réduite (Je suis passé&lt;br /&gt;
sous les 30l/jour hors période estivale), le compost est gratuit et de déchets on fait une richesse...&lt;br /&gt;
J'utilise 3 tas (bâchés) au jardin (l'un sert aux amendements, l'un se remplit et le second repose encore un an à&lt;br /&gt;
la suite du dernier apport (je continue à l'arroser de temps en temps pour accélérer la maturation). A partir de la&lt;br /&gt;
2ème année j'ai un tas de compost chaque année, donc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Lithothamme :Issu d'algues marines calcaires, lavées, déshydratées puis réduites, par broyage, en fines particules, le lithothamme est un produit organique qui renferme des acides aminés, des phytohormones et des vitamines et qui est riche en magnésium, en calcium et en oligo-éléments (plus d'une trentaine). 12€ les 3kg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-- [[Utilisateur:Marco b|Marco b]] le 22 juin 2008.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Marco b</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.ekopedia.fr/index.php?title=Toilette_%C3%A0_liti%C3%A8re_bioma%C3%AEtris%C3%A9e/T%C3%A9moignage&amp;diff=46979</id>
		<title>Toilette à litière biomaîtrisée/Témoignage</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.ekopedia.fr/index.php?title=Toilette_%C3%A0_liti%C3%A8re_bioma%C3%AEtris%C3%A9e/T%C3%A9moignage&amp;diff=46979"/>
				<updated>2007-11-21T18:27:54Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Marco b : /* Témoignage de Marco b */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Témoignage page|toilettes sèches}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Témoignage de [http://www.eautarcie.com/Eautarcie/Page_de_garde.htm Joseph Országh] =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La toilette sèche : une question de cohérence'''&lt;br /&gt;
C'est en 1982, au retour d'une de mes missions en Afrique que j'ai eu la grande surprise de voir un seau hygiénique à la toilette. Le W-C classique a été à partir de ce moment-là relégué au rang d'objet inutile et encombrant... Ma femme, Michèle a décrété que désormais, ce sera notre toilette. C'est ainsi qu'a commencé l'histoire de mes recherches en matière d'assainissement. J'ai donc été pris au piège de mes propres théories, car jusque-là, j'avais souvent parlé de la possibilité de récupérer nos déjections à des fins agricoles, mais pour moi c'était une sorte d'exercice intellectuel. Il a fallu le pragmatisme d'une femme, la mienne, pour transposer la théorie sur le terrain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait passionnant, mais trop long, de raconter notre chemin pour aboutir à la réalisation d'une maison en pleine ville (avec un jardin de 750m²) qui n'est raccordée ni à la distribution d'[[eau]] ni aux égouts. Nous buvons l'[[eau]] de pluie et nous réutilisons nos [[eau]]x grises épurées pour arroser le jardin. Avec des investissements dérisoires, nous sommes arrivés à l'autonomie hydrique complète avec une [[pollution]] nulle des [[eau]]x souterraines et des [[eau]]x de surface.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes évidemment loin de notre seau hygiénique qui sentait mauvais et n'était acceptable que pour quelques &amp;quot;mordus&amp;quot; pour l'environnement. Actuellement, avec plus de six cent (et le nombre augmente tous les jours) de familles en Belgique et en France (juin 2003) nous partageons notre expérience concernant l'usage de la toilette sèche que nous avons baptisée toilette à litière biomaîtrisée (TLB). Avis aux amateur d'exercices linguistiques pour lui trouver un nom plus adapté!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Du bon compost pour son jardin et de l'eau &amp;quot;bonne à boire&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
Au départ, notre démarche n'a donc été inspirée ni par une volonté d'originalité, ni par une préoccupation particulière de protection des [[eau]]x, mais par le souci de fertiliser notre petit jardin potager avec un [[compost]] produit sur place. Nous buvions déjà l'[[eau]] de pluie depuis longtemps, sans nous en porter plus mal que les autres en dépit du fait que cette [[eau]] pouvait dans de rare cas ne pas être légalement &amp;quot;potable&amp;quot;. C'est plus tard que j'ai découvert qu'elle est mieux que &amp;quot;potable&amp;quot; : l'[[eau]] de pluie filtrée est biocompatible. La consommation prolongée d'une [[eau]] bio-compatible ne peut en aucune manière altérer la santé. On ne peut pas en dire autant de l'[[eau]] légalement &amp;quot;potable&amp;quot;. Contrairement à la position officielle, le chlore n'est pas un &amp;quot;produit d'hygiène&amp;quot;, mais un produit chimique toxique, un biocide (qui tue la vie). La consommation prolongée de l'[[eau]] désinfectée au chlore altère le système immunitaire et sensibilise l'organisme à une série de maladies assez graves, comme les allergies, certains types de cancer, ostéoporose, coxarthrose, sclérose en plaque et augmente la sensibilité aux maladies virales...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le confort d'une bonne toilette sèche ==&lt;br /&gt;
La TLB est le résultat d'une observation fortuite, expliquée scientifiquement plus tard. En ajoutant de la sciure de bois ou des copeaux à nos déjections (urine + matière fécale), l'odeur désagréable disparaît complètement. Cette toilette se présente en fait comme une caisse sans fond, contenant un seau en plastique ou mieux, en [[acier]] inoxydable et dont la planche supérieure (basculante) est percée d'une ouverture sur laquelle on a fixé un abattant de W-C classique. La TLB trouve sa place n'importe où dans la maison, sans arrivée d'[[eau]], tuyau d'évacuation ou système d'aération. L'aspect esthétique est un problème de menuiserie. Pourquoi ne pas s'inspirer de la chaise percée de Louis XVI pour la forme ? Certaines utilisatrices prétendent avoir moins de travail d'entretien qu'avec un W-C classique. Des familles qui n'avaient pas envisagé l'usage d'une toilette sèche l'ont adoptée sans problèmes et sur plus de six cent, après plusieurs mois ou d'années d'expérience, à notre connaissance, deux familles en ont abandonné l'usage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Côté odeur, pas de problème. La contrainte de ce système est l'obligation de vider le seau (nous conseillons une capacité de 15 à 20 litres) sur le carré à [[compost]] du jardin quand il est rempli. Cette opération est perçue par plus d'un comme une corvée assez désagréable, bien qu'elle ne prend que quelques minutes. Je pense qu'il faudrait un incitant fiscal qui ferait payer le prix juste des nuisances d'un W-C à chasse pour sortir de l'impasse environnementale créée par l'épuration collective. Le bilan azoté de l'épuration classique (oxydation biologique aérobie) est tout simplement catastrophique. Les quelques 5 à 10 % de l'azote qui entre dans la station d'épuration sort avec les [[eau]]x épurées sous forme de nitrates. Cette quantité est largement suffisante pour asphyxier les rivières avec les phosphates d'origine métabolique (issus de nos W-C) et ceux contenus dans nos lessives. Le restant de l'azote sort de la station d'épuration sous forme de boues et n'attend, après épandage sur les terres, que la première pluie pour s'infiltrer dans la nappe phréatique sous forme de [[pollution]] par les nitrates ou ruisseler vers la rivière. Il n'y a qu'une petite partie de l'azote qui est assimilé par les plantes. En résumé : l'épuration classique transforme une matière première précieuse (les effluents de nos W-C) en [[pollution]] par les nitrates.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les principes non énoncés par les concepteurs des toilettes sèches ==&lt;br /&gt;
Il est heureux qu'au départ notre objectif n'était pas d'installer un W-C [[écologie|écologique]], mais de fabriquer du [[compost]], car, si j'avais consulté la littérature abondante. Un exemple type de ce genre de littérature est le livre de Béatrice Trélaün, Water sans eau (Ed. Alternatives) au sujet des toilettes sèches, j'aurais sans doute abouti à des solutions fort différentes. C'est à posteriori que je réalise combien la finalité de la plupart des auteurs était différente de la nôtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le souci principal des concepteurs des toilettes sèches est, par ordre de priorité:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# l'élimination d'un &amp;quot;déchet&amp;quot; qui nous gêne et nous encombre, en prenant bien soin d'imiter, autant que se peut, le fameux water-closed, symbole du confort et aussi de notre insouciance vis-à-vis de l'environnement ;&lt;br /&gt;
# assurer le maximum de confort à l'utilisation ;&lt;br /&gt;
# économiser l'[[eau]] ;&lt;br /&gt;
# soustraire nos déjections (par exemple, en infiltrant l'urine et en enfouissant les fèces dans le sol) à notre vue ;&lt;br /&gt;
# si l'élimination des [[eau]]x fécales a un impact favorable à l'environnement, tant mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce type de démarche aboutit à des solutions boiteuses et inconfortables. Il faut être un mordu pour l'environnement pour avoir recours volontairement aux solutions décrites dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les enjeux réels de l'utilisation de la toilette sèche ==&lt;br /&gt;
On présente généralement la toilette sèche comme un moyen d'économiser l'[[eau]]. Il est vrai que la suppression des chasses diminue la consommation des ménages de 25 à 35 %, ce qui est loin d'être négligeable. Mais l'économie d'[[eau]] n'est qu'un aspect mineur de ce problème. Même si les techniciens en génie sanitaire semblent volontairement ignorer les réalités, le non rejet des déjections dans l'[[eau]] est une option incontournable dans le respect du développement durable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
80 à 100% de la [[pollution]] organique de nos rivières est d'origine domestique. Cette matière organique est transformée par les stations d'épuration en nitrates et en phosphates (y compris par les stations d'épuration dites &amp;quot;tertiaires&amp;quot;). Ces deux substances sont responsables de l'asphyxie des rivières. 97% de l'azote et 50 à 80% de phosphore contenus dans les [[eau]]x usées urbaines viennent de nos W-C ! Le programme européen (très coûteux) d'épuration des [[eau]]x urbaines ne résoudra pas le problème de base de l'eutrophisation des rivières. On est prêt à dépenser des milliards pour rien, alors qu'on refuse d'attaquer le problème à la source en mettant en place une législation encourageant l'abandon du W-C à chasse, grand responsable de nos problèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jour où l'on décidera de ne plus rejeter les déjections humaines et animales dans l'eau, un grand pas sera franchi vers la protection efficace de notre environnement. L'introduction généralisée des toilettes sèches et des élevages industriels sur litière biomaîtrisée aurait des conséquences actuellement inimaginables. En moins d'un an, la plupart des petites rivières retrouveraient leur caractère salmonicole (abritant des truites, des saumons) et 20 ans après, la teneur en nitrates des [[eau]]x souterraines tomberait à une valeur compatible avec une potabilisation facile. Et tout cela, sans dépenser un seul euro dans des infrastructures d'épuration lourdes et coûteuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Grands principes et réalités sur le terrain ==&lt;br /&gt;
Revenons aux principes des toilettes sèches. J'ai beaucoup apprécié les réquisitoires de François Tanguay, Petit manuel d'autoconstruction. Ed. Mortagne. au Canada et de Pierre Lehmann en Suisse à l'encontre de notre cher water-closed. Ces réquisitoires sont basés sur le caractère polluant de ces installations, ce qui est vrai, mais ce n'est pas toute la vérité. En réalité, nos déjections font partie intégrante de la biosphère, ce ne sont pas des déchets à éliminer. La [[pollution]] et le gaspillage de l'[[eau]] n'est en fait qu'un aspect mineur du problème des W-C. La biomasse humaine étant devenue importante sur la terre, la destruction de nos déjections sous prétexte d'épuration est un facteur important de déséquilibre des écosystèmes qui nous font vivre. D'après une étude récente, faite à l'Université Catholique de Louvain (Belgique) Marco BERTAGLIA, in Séminaire en [[pollution]] de l'environnement, Université Catholique de Louvain (Belgique), Unité de génie biologique (Prof. Patrick Gérin) 1998-99., le contenu azoté des déjections humaines représente 40% de l'azote utilisé dans l'agriculture mondiale. La biomasse fécale humaine est donc loin d'être négligeable. Sa destruction sous prétexte d'épuration crée un déficit dans la fertilisation des sols, tandis que l'épuration transforme l'azote contenu dans les déjections en [[pollution] par les nitrates. Malheureusement, l'épuration n'est pas la seule technique de destruction de la biomasse fécale (animale ou humaine). Toute technique ne respectant pas rigoureusement les conditions de la pédogenèse (formation de la matière humique du sol), soustrait la biomasse précieuse du fonctionnement de la biosphère. On peut aisément montrer que l'écobilan des techniques comme le lagunage, la biométhanisation, l'épandage du lisier, l'enfouissement de la matière organique dans le sol, etc., est négatif. Je formulerais de la manière suivante le premier principe qui devrait guider la conception des toilettes [[écologie|écologiques]] et aussi des programmes de restauration des écosystèmes:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Toute matière organique détruite et non introduite dans le cycle de formation de la matière humique des sols est une perte grave pour la biosphère et une source de [[pollution]] pour les [[eau]]x.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Toilettes sèches et idées fausses ==&lt;br /&gt;
Le première chose est donc d'essayer de réunir les conditions pour le [[recyclage]] le plus parfait possible de la matière fécale pour en faire de l'humus. Pour ce [[recyclage]], il faut d'abord ajuster le rapport carbone/azote (C/N) des déjections à 60. Au départ, ce rapport est de l'ordre de 7. Il faut donc y ajouter une matière riche en carbone végétal. L'urine contient 60 à 80 % de l'azote contenu dans nos déjections. Grâce à l'action d'un enzyme naturellement présent, l'uréase, l'azote contenu dans l'urine se transforme spontanément en ammoniac en quelques heures. La présence de lignine et de la cellulose contenus dans les végétaux (dans la litière de la TLB) semble inhiber l'action de l'uréase et bloque la formation de l'ammoniac. Dès lors, l'azote organique des déjections commence à être intégré dans le processus biologique de formation de l'humus. Les odeurs disparaissent par la même occasion. Lorsqu'on recueille l'urine séparément, pour le stockage dans un réservoir, ou pour infiltration dans le sol, la formation de l'ammoniac, suivie de celle des nitrates, est inévitable. Dès lors, il n'y a plus de formation d'humus, même en présence de matériaux végétaux. La présence d'azote ammoniacal et nitrique explique évidemment &amp;quot;le pouvoir fertilisant&amp;quot;, mais il s'agit d'une fertilisation chimique qui n'ose pas dire son nom. Le lessivage des nitrates dans les [[eau]]x souterraines est le résultat final de cette opération. C'est la raison pour laquelle les effluents des toilettes sèches dans lesquelles on a séparé l'urine et la matière fécale ne conviennent pas pour la régénération des terres. De ce fait, l'écobilan de ces toilettes sèches n'est pas favorable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour litière tout convient: broyat de végétaux, sciure de bois, copeaux, feuilles mortes, pailles, rafles, fanes, même cartons usagés et déchiquetés. En ce qui concerne ces derniers, dans le contexte d'appauvrissement de nos écosystèmes agricoles, il est plus utile de les [[compost]]er que de les [[recycler]] en tant que papier de basse qualité. La matière carbonée végétale est aussi traitée comme déchet, qu'on &amp;quot;valorise&amp;quot; parfois en brûlant, au lieu de le [[compost]]er. La valorisation énergétique de la biomasse est un mythe tenace dans les milieux des environnementalistes. Dans le contexte actuel de gigantisme énergétique, la valeur de l'énergie obtenue (combustible solide, biométhane, carburant liquide, etc.) en détruisant la biomasse est tout à fait dérisoire par rapport à la valeur biologique du matériau organique soustrait aux grands cycles de la biosphère. On pourra peut-être un jour envisager la valorisation énergétique d'une petite partie de la biomasse dans un monde qui utilisera à bon escient et à des besoins essentiels toutes les formes d'énergies disponibles et renouvelables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réunion de la biomasse végétale carbonée et les déjections humaines et animales constituent la filière normale pour la formation de l'humus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qui ne convient pas pour ajouter à nos déjections : ==&lt;br /&gt;
* '''La terre'''. Le rapport carbone/azote de nos déjections est trop faible pour la formation de l'humus. De ce fait, une bonne partie de l'azote organique est perdue par minéralisation spontanée (transformation en nitrates, en nitrites et en ammonium), faute de carbone. Le pouvoir fertilisant du fumier non [[compost]]é provient précisément de cette minéralisation, mais son action est identique à celle des engrais chimiques.&lt;br /&gt;
* '''La tourbe'''. Bien que le rapport carbone/azote peut être ajusté avec de la tourbe, il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un produit non renouvelable. De plus, on observe que la tourbe, probablement à cause de son caractère acide, maîtrise moins bien les odeurs que la matière végétale sèche.&lt;br /&gt;
* '''Les cendres ou la chaux'''. Le caractère fortement basique de ces substances (la potasse) inhibe l'action des micro-organismes pour la transformation de la matière organique en humus. On ne peut envisager que l'adjonction de petites quantités de cendre pendant le [[compostage]], mais pas dans une toilette. Les vieux paysans disent toujours : &amp;quot;la chaux enrichit le père et ruine le fils&amp;quot;. La chaux et la potasse accélèrent la décomposition spontanée de l'humus dans le sol, en libérant rapidement l'azote et le phosphore organiques. Il en résulte une forte augmentation des rendements au détriment des réserves du sol. Le chaulage du [[compost]], préconisé par certains spécialistes en agriculture, interrompt le processus de régénération des sols.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La séparation de l'urine et de la matière fécale n'est pas utile en vue d'un [[compostage]].''' L'humidité contenue dans l'urine est nécessaire pour imprégner la matière organique sèche indispensable à l'ajustage du rapport carbone/azote. Sans urine, il faut arroser le tas de [[compost]] ne contenant que les fèces et les végétaux. On justifie la séparation de l'urine par la réduction du volume à traiter, mais que faire alors avec l'urine ? Son infiltration dans le sol ou son utilisation pour irriguer est une absurdité [[écologie|écologique]]. Entre 60 et 80% de l'azote contenu dans les déjections se trouve précisément dans l'urine. Faute de carbone, l'urine dans le sol est intégralement minéralisée et alimente généreusement les [[eau]]x de ruissellement et les [[eau]]x souterraines en azote nitrique et ammoniacal. L'azote contenu dans l'urine est indispensable à la transformation en humus de la matière végétale carbonée. L'infiltration de l'urine dans le sol est donc une perte à la fois de la matière azotée et carbonée, tout en générant une [[pollution]] des [[eau]]x.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L'évaporation de l'[[eau]] contenue dans les fèces est justifiée par le souci de réduire la masse à traiter et espacer les manutentions.''' Le milieu humide bactérien dans les fèces assure un bon démarrage des processus de transformation en humus. Il est dommage d'interrompre ces processus naturels par évaporation et humidification au moment du [[compostage]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le [[compostage]] interne dans un réservoir situé sous la toilette s'inspire toujours du souci d'éviter de s'occuper autant que se peut de nos déjections.''' Malheureusement, il n'est pas possible de réaliser dans une cuve ou dans une fosse les conditions aérobies nécessaires pour un bon [[compostage]]. Le véritable [[compostage]] se fait sur le sol même, en symbiose avec la faune qui vit dans le sol. Toute fermentation anaérobie, inévitable dans les cuves, soustrait l'azote et aussi une bonne partie du carbone au processus de formation de l'humus, tout en libérant, en prime, la [[pollution]] par les nitrates et l'ammonium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le syndrome de l'empereur chinois.''' On raconte souvent que les empereurs chinois, contrairement à leurs sujets, ne consommaient pas les aliments récoltés sur des terres fertilisées avec des déjections humaines. On cite également le refus des ruminants de manger l'herbe qui pousse sur leurs déjections. La réticence à utiliser les déjections humaines est en fait de nature psychologique et culturelle, de même que la crainte de la contamination bactérienne. Il ne faut pas perdre de vue que :&lt;br /&gt;
* les Chinois ne [[compost]]aient pas leurs déjections, mais l'utilisaient directement sur le sol &lt;br /&gt;
* l'herbe des prairies engraissées avec du fumier [[compost]]é est bien acceptée par les animaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne fait pas de doute que les déjections non [[compost]]ées (autant que le lisier, les gadoues de fosses septiques et les boues d'épuration actuellement épandues à grande échelle, ce qui ne semble pas inquiéter les personnes soucieuses d'hygiène) introduisent un grand nombre de germes pathogènes dans le milieu de production de nos aliments. Par contre, l'utilisation du [[compost]] de déjections d'une toilette sèche ne présente pas cet inconvénient. La teneur en bactéries pathogènes de ce type de [[compost]] est beaucoup plus faible que celle des gadoues des fosses septiques ou du lisier d'élevage. La peur de la manipulation et de l'utilisation des déjections humaines est dépourvue de base objective (même si l'on trouve toujours une justification). Elle est d'origine culturelle et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== [[Lagunage]] ? Oui, quand on ne peut pas se passer du W-C à chasse ==&lt;br /&gt;
L'image bucolique du plan d'[[eau]] avec les “jolies-petites-plantes-qui-épurent-tout” colle à la peau des environnementalistes et occulte une vision plus globale et plus pragmatique. La grande popularité des techniques de [[lagunage]] tient au fait qu'elles ne remettent pas en question nos (mauvaises) habitudes concernant les usages de l'[[eau]]. Un [[lagunage]] remplace purement et simplement la station d'épuration, mais rien ne change en amont. La réduction de la [[pollution]] est à la discrétion de l'usager.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous venons de montrer que le mal est fait au moment du déversement des déjections dans l'[[eau]] et le facteur de déséquilibre est la destruction de la biomasse fécale par épuration. La [[pollution]] azotée à des degrés divers ne vient qu'en prime. L'idéologie de base de la conception d'un lagunage et d'une station d'épuration est la même : détruire la charge polluante, sans tenir compte de la valeur biologique de la biomasse détruite. Dans un système qui fonctionne suivant le concept du développement durable, le lagunage n'a pas sa place. Si on le souhaite et si les conditions climatiques et édaphiques le permettent, on peut créer une zone humide à la sortie d'un système d'épuration des [[eau]]x usées non fécales ([[eau]]x grises ou savonneuses), mais dans la plupart des écosystèmes, l'[[eau]] est trop précieuse pour être gaspillée dans de telles installations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les pays à climat sec, on déplore le fait que les [[eau]]x usées urbaines sont impropres à l'irrigation des terres agricoles. Les [[eau]]x fécales contiennent, en effet, trop de germes pathogènes et surtout des œufs de parasites intestinaux. Après cette constatation, la conclusion la plus logique serait de ne pas rejeter la matière fécale dans l'[[eau]], mais cette éventualité n'est même pas envisagée par les techniciens et les décideurs politiques. Dans les [[eau]]x grises ([[eau]]x savonneuses), il y a mille à dix mille fois moins de germes et de parasites que dans les [[eau]]x fécales. Dans un pays où chaque litre d'[[eau]] est convoité pour l'irrigation des cultures vivrières, l'usage d'un W-C à chasse est un acte lourd de conséquences. Mais les techniciens spécialistes en épuration préfèrent perpétuer l'irresponsabilité institutionnalisée. L'assainissement par égouts et stations d'épuration est une affaire commercial qui obéit aux lois du marché. Pourtant, rien que la suppression des chasses réduirait la consommation d'[[eau]] des ménages d'environ 30%. Débarrassée des [[eau]]x fécales, les [[eau]]x usées urbaines deviendraient disponibles pour l'agriculture, sans risques sanitaires. Préconiser des systèmes de lagunage (cela se fait pourtant par des spécialistes de réputation mondiale) dans des pays à climat sec où au moins 60% de l'[[eau]] est évaporée pendant l'épuration et une autre partie se perd par infiltration, c'est faire preuve d'un mépris ou d'une méconnaissance du fonctionnement des écosystèmes agricoles. Ou bien on a d'autres motivations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du [[compost]] de déjections augmente la capacité de rétention d'[[eau]] des terres et, de ce fait, diminue les besoins en [[eau]] d'irrigation. Chaque kg de [[compost]] qui remplace l'engrais chimique diminue la [[pollution]] agricole et aussi les besoins en pesticides.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait trop long d'analyser les impacts environnementaux des systèmes de lagunage, y compris dans les pays à climat humide. Même en cas de récupération de la matière végétale produite, la rupture des grands cycles naturels, comme celui de l'azote, est consommée. Lors du [[compostage]] des végétaux récupérés du lagunage, pour ajuster le rapport carbone/azote à une valeur correcte, il faut encore ajouter du fumier : il faut remplacer l'azote détruite pendant l'épuration. Le [[compostage]] direct des déjections économise un cycle annuel d'énergie solaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'usage d'une toilette à litière biomaîtrisée (TLB) et son [[compostage]] nécessite un investissement bien moindre et beaucoup moins de travail qu'un système de lagunage, sans parler des impacts sur l'environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lagunage n'est justifiable que dans la mesure où l'on est incapable de renoncer à l'usage d'un W-C à chasse d'[[eau]]. En ce sens, c'est un moyen technique pour se donner bonne conscience, tout en continuant à gaspiller, à polluer l'[[eau]] et appauvrir la biosphère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La toilette sèche, pour nos animaux aussi ==&lt;br /&gt;
Dans des régions (comme la Flandre ou la Normandie) où l'on pratique à grande échelle l'élevage hors sol, la biomasse fécale d'origine animale est importante. Pour éviter la production de ce déchet polluant, et pouvoir [[recycler]] les déjections animales dans la formation de l'humus, la technique de l'élevage sur litière biomaîtrisée est une solution satisfaisante et économiquement acceptable. Des essais faits au Japon et aussi dans plusieurs pays européens montrent la faisabilité de ce système qui élimine par la même occasion toutes les nuisances olfactives de ces élevages et celles des épandages du lisier. Des montagnes de déchets carbonés (palettes en bois, cartons, déchets forestiers, etc.) attendent leur valorisation en tant que litière pour neutraliser la [[pollution]] azotée par l'épandage du lisier. Par la même occasion, on augmenterait la teneur en humus des terres et on diminuerait la [[pollution]] par les pesticides.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La position des spécialistes officiels en génie sanitaire ==&lt;br /&gt;
Lors de la conférence européenne des 28 et 29 mai 1996 tenue à Bruxelles sur la politique de l'[[eau]] de la Communauté Européenne, j'ai proposé d'intégrer dans la législation concernant les [[eau]]x résiduaires urbaines des incitants pour les techniques d'assainissement basées sur le principe de prévention. Il était évidemment question du système d'assainissement TRAISELECT ou le traitement sélectif des [[eau]]x usées domestiques dont la pièce maîtresse est la toilette à litière biomaîtrisée (TLB) qui pourrait constituer une alternative crédible (bien que facultative) au W-C classique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette toilette n'a toutefois pas séduit les personnes présentes et a été surnommé de &amp;quot;bac à chat&amp;quot; par un des membres de la délégation officielle belge et tirée en dérision.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, les exposés des délégations des pays du sud de l'Europe ont bien mis en évidence les graves problèmes de pénurie d'[[eau]], notamment pour l'agriculture. A titre d'exemple, une ville comme Barcelone rejette dans la mer une rivière d'[[eau]] usée inutilisable dans l'agriculture à cause de la contamination fécale. Après le constat d'échec de la politique actuelle d'[[eau]], un grand spécialiste espagnol a conclu en disant que &amp;quot;ce n'est pas de bacs à chats dont nous avons besoin, mais d'[[eau]] pour l'irrigation&amp;quot;. Quand on sait que le traitement sélectif des [[eau]]x grises et l'usage des toilettes sèches réduirait les besoins en [[eau]] de villes de 25 à 30 % et la totalité des [[eau]]x grises épurées pourrait servir à l'irrigation, on reste rêveur devant l'attitude de refus catégorique des spécialistes officiels en génie sanitaire. Il est sans doute plus motivant d'inaugurer des grands travaux hydrauliques que d'envisager des solutions élémentaires, bien que très efficaces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusions ==&lt;br /&gt;
Une réflexion approfondie sur le fonctionnement des écosystèmes aboutit à la conclusion suivant laquelle tous les problèmes relatifs à l'[[eau]] dans le monde trouvent leur origine dans la mauvaise gestion de la biomasse. Vu le poids des activités humaines, la biomasse fécale d'origine humaine ou même animale ne doit en aucune manière être rejetée dans l'[[eau]], mais injectée dans le processus de formation de l'humus. De cette manière on prévient à plus de 97% la [[pollution]] des [[eau]]x par les nitrates et aussi en grande partie par les phosphates.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'usage des toilettes sèches et l'élevage sur litière biomaîtrisée éliminerait à la source la presque totalité de la [[pollution]] azotée et la majorité de la [[pollution]] phosphatée des [[eau]]x naturelles. Le [[recyclage]] correct des déjections est un élément primordial pour régénérer les écosystèmes agricoles dégradés et un facteur important d'économie d'[[eau]]. En intégrant les principes énoncés plus haut concernant le fonctionnement des écosystèmes dans la conception des toilettes sèches, on aboutit à des solutions techniques très efficaces et plus qu'acceptables au point de vue psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand on se dit favorable à la réduction de la [[pollution]], utiliser une toilette sèche correcte est une question de cohérence. C'est la démarche quotidienne de loin la plus efficace pour la protection de l'environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La toilette à litière biomaîtrisée (mode d'emploi) ==&lt;br /&gt;
* '''Comme litière, utiliser''' :&lt;br /&gt;
** des déchets végétaux secs : broyats de branchages, de feuilles, de tiges, des fanes, etc.&lt;br /&gt;
** copeaux et sciure de bois;&lt;br /&gt;
** tous les éléments ci-dessus peuvent être mélangés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Ce qu'il ne faut pas utiliser comme litière''' :&lt;br /&gt;
** copeaux et sciure de bois tropicaux exotiques qui peuvent générer de mauvaises odeurs et provoquer des allergies;&lt;br /&gt;
** trop de sciure, source de poussière dans la maison ;&lt;br /&gt;
** uniquement des feuilles sèches broyées qui n'absorbent pas suffisamment l'humidité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* On dépose au départ une couche de quelques centimètres de litière au fond du réservoir de la toilette. Une bonne épaisseur de litière de départ se juge lors de la vidange : si elle est trop sèche, cela signifie qu'elle est en excès et se [[compost]]era mal ; si par contre, elle baigne dans l'urine c'est signe d'insuffisance et de [[pollution]] de la terre par infiltration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Après chaque utilisation, couvrir les selles avec une feuille de papier de toilette qu'on humidifie à l'aide d'un pulvérisateur pour plantes d'intérieur et un peu de litière. Tous les papiers de toilette conviennent et sont jetés dans le réservoir. Cette toilette accepte également les tampons hygiéniques et les couches culottes [[compost]]ables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ne pas attendre le que réservoir soit trop rempli et lourd pour vidanger dans le carré à [[compost]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Rincer le réservoir avant de remettre en service. S'il est en plastique, il vaut mieux en avoir deux : l'un étant en service, l'autre est aéré à l'extérieur. Pour enlever les odeurs absorbées par le plastique, on peut y mettre, pendant l'aération, de l'[[eau]] contenant un peu d'[[argile]]. Cette [[eau]] peut servir plusieurs fois. L'[[eau]] savonneuse des nettoyages par terre convient également.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le carré à [[compost]] qui reçoit les effluents de la toilette (un mètre carré par personne) est aménagé dans un coin du jardin à l'abri des regards. On y déposera également tous les déchets du jardin et de la cuisine. Afin d'éviter la multiplication des mouches, après chaque déversement, couvrir avec un peu de déchet de jardin, tonte d'herbe, feuilles mortes, [[mauvaises herbes]] arrachées ou paille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Au mois de novembre de chaque année, le carré à [[compost]] est vidé. Son contenu est entassé pour faire un tas en forme de toit et couvert d'une couche d'au moins 20 cm de paille. Après une année de repos, le [[compost]] obtenu est prêt à l'emploi dans le jardin, y compris le potager.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Témoignage de [[Utilisateur:Marco b|Marco b]] =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mon expérimentation sur 11 mois des toilettes à litière bio-maîtrisée (une installation sommaire en salle de bains côtoyant une chambre) montre son côté pratique (absence d'odeur authentifié par l'absence d'insecte même en été, passage au tas de compost une fois/semaine (pour une personne), réduction notable des produits chimiques pour wc à chasse (invités), temps consacré au vidage/nettoyage du récipient estimé au 1/4 d'heure).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si on dispose de tontes de gazon (mon cas) on peut facilement porter notre litière à des températures (constatées) de l'ordre de 60/70° durant une semaine, des valeurs suffisantes sans doute pour &amp;quot;calmer&amp;quot; notre faune intestinale à bref délai, même si la durée de compostage supérieure ou égale à l'année semble nécessaire (au vu de mes lectures).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'utilise essentiellement pour la litière de la paille de lin et des copeaux de bois en ajoutant (dans le bac lui-même) un peu de lithothamme et de compost mûr de type commercial (pour faciliter le mélange et accélérer le compostage). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La sciure me paraît trop compacte pour la suite aérobie du compostage (en jardin).Certes les matières carbonées sont payantes (sauf les feuilles mortes à l'automne) mais la consommation d'eau est nettement réduite, le compost est gratuit et de déchets on fait une richesse...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-- [[Utilisateur:Marco b|Marco b]] le 28 mai 2007.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Marco b</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.ekopedia.fr/index.php?title=Toilette_%C3%A0_liti%C3%A8re_bioma%C3%AEtris%C3%A9e/T%C3%A9moignage&amp;diff=41934</id>
		<title>Toilette à litière biomaîtrisée/Témoignage</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.ekopedia.fr/index.php?title=Toilette_%C3%A0_liti%C3%A8re_bioma%C3%AEtris%C3%A9e/T%C3%A9moignage&amp;diff=41934"/>
				<updated>2007-05-28T16:27:12Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Marco b : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Témoignage page|toilettes sèches}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La toilette sèche : une question de cohérence'''&lt;br /&gt;
C'est en 1982, au retour d'une de mes missions en Afrique que j'ai eu la grande surprise de voir un seau hygiénique à la toilette. Le W-C classique a été à partir de ce moment-là relégué au rang d'objet inutile et encombrant... Ma femme, Michèle a décrété que désormais, ce sera notre toilette. C'est ainsi qu'a commencé l'histoire de mes recherches en matière d'assainissement. J'ai donc été pris au piège de mes propres théories, car jusque-là, j'avais souvent parlé de la possibilité de récupérer nos déjections à des fins agricoles, mais pour moi c'était une sorte d'exercice intellectuel. Il a fallu le pragmatisme d'une femme, la mienne, pour transposer la théorie sur le terrain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait passionnant, mais trop long, de raconter notre chemin pour aboutir à la réalisation d'une maison en pleine ville (avec un jardin de 750m²) qui n'est raccordée ni à la distribution d'[[eau]] ni aux égouts. Nous buvons l'[[eau]] de pluie et nous réutilisons nos [[eau]]x grises épurées pour arroser le jardin. Avec des investissements dérisoires, nous sommes arrivés à l'autonomie hydrique complète avec une [[pollution]] nulle des [[eau]]x souterraines et des [[eau]]x de surface.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes évidemment loin de notre seau hygiénique qui sentait mauvais et n'était acceptable que pour quelques “ mordus ” pour l'environnement. Actuellement, avec plus de six cent (et le nombre augmente tous les jours) de familles en Belgique et en France (juin 2003) nous partageons notre expérience concernant l'usage de la toilette sèche que nous avons baptisée toilette à litière biomaîtrisée (TLB). Avis aux amateur d'exercices linguistiques pour lui trouver un nom plus adapté!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Du bon compost pour son jardin et de l'eau “ bonne à boire ” ==&lt;br /&gt;
Au départ, notre démarche n'a donc été inspirée ni par une volonté d'originalité, ni par une préoccupation particulière de protection des [[eau]]x, mais par le souci de fertiliser notre petit jardin potager avec un [[compost]] produit sur place. Nous buvions déjà l'[[eau]] de pluie depuis longtemps, sans nous en porter plus mal que les autres en dépit du fait que cette [[eau]] pouvait dans de rare cas ne pas être légalement “ potable ”. C'est plus tard que j'ai découvert qu'elle est mieux que “ potable ” : l'[[eau]] de pluie filtrée est biocompatible. La consommation prolongée d'une [[eau]] bio-compatible ne peut en aucune manière altérer la santé. On ne peut pas en dire autant de l'[[eau]] légalement “ potable ”. Contrairement à la position officielle, le chlore n'est pas un “ produit d'hygiène ”, mais un produit chimique toxique, un biocide (qui tue la vie). La consommation prolongée de l'[[eau]] désinfectée au chlore altère le système immunitaire et sensibilise l'organisme à une série de maladies assez graves, comme les allergies, certains types de cancer, ostéoporose, coxarthrose, sclérose en plaque et augmente la sensibilité aux maladies virales...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le confort d'une bonne toilette sèche ==&lt;br /&gt;
La TLB est le résultat d'une observation fortuite, expliquée scientifiquement plus tard. En ajoutant de la sciure de bois ou des copeaux à nos déjections (urine + matière fécale), l'odeur désagréable disparaît complètement. Cette toilette se présente en fait comme une caisse sans fond, contenant un seau en plastique ou mieux, en [[acier]] inoxydable et dont la planche supérieure (basculante) est percée d'une ouverture sur laquelle on a fixé un abattant de W-C classique. La TLB trouve sa place n'importe où dans la maison, sans arrivée d'[[eau]], tuyau d'évacuation ou système d'aération. L'aspect esthétique est un problème de menuiserie. Pourquoi ne pas s'inspirer de la chaise percée de Louis XVI pour la forme ? Certaines utilisatrices prétendent avoir moins de travail d'entretien qu'avec un W-C classique. Des familles qui n'avaient pas envisagé l'usage d'une toilette sèche l'ont adoptée sans problèmes et sur plus de six cent, après plusieurs mois ou d'années d'expérience, à notre connaissance, deux familles en ont abandonné l'usage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Côté odeur, pas de problème. La contrainte de ce système est l'obligation de vider le seau (nous conseillons une capacité de 15 à 20 litres) sur le carré à [[compost]] du jardin quand il est rempli. Cette opération est perçue par plus d'un comme une corvée assez désagréable, bien qu'elle ne prend que quelques minutes. Je pense qu'il faudrait un incitant fiscal qui ferait payer le prix juste des nuisances d'un W-C à chasse pour sortir de l'impasse environnementale créée par l'épuration collective. Le bilan azoté de l'épuration classique (oxydation biologique aérobie) est tout simplement catastrophique. Les quelques 5 à 10 % de l'azote qui entre dans la station d'épuration sort avec les [[eau]]x épurées sous forme de nitrates. Cette quantité est largement suffisante pour asphyxier les rivières avec les phosphates d'origine métabolique (issus de nos W-C) et ceux contenus dans nos lessives. Le restant de l'azote sort de la station d'épuration sous forme de boues et n'attend, après épandage sur les terres, que la première pluie pour s'infiltrer dans la nappe phréatique sous forme de [[pollution]] par les nitrates ou ruisseler vers la rivière. Il n'y a qu'une petite partie de l'azote qui est assimilé par les plantes. En résumé : l'épuration classique transforme une matière première précieuse (les effluents de nos W-C) en [[pollution]] par les nitrates.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les principes non énoncés par les concepteurs des toilettes sèches ==&lt;br /&gt;
Il est heureux qu'au départ notre objectif n'était pas d'installer un W-C [[écologie|écologique]], mais de fabriquer du [[compost]], car, si j'avais consulté la littérature abondante. Un exemple type de ce genre de littérature est le livre de Béatrice Trélaün, Water sans eau (Ed. Alternatives) au sujet des toilettes sèches, j'aurais sans doute abouti à des solutions fort différentes. C'est à posteriori que je réalise combien la finalité de la plupart des auteurs était différente de la nôtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le souci principal des concepteurs des toilettes sèches est, par ordre de priorité:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# l'élimination d'un “ déchet ” qui nous gêne et nous encombre, en prenant bien soin d'imiter, autant que se peut, le fameux water-closed, symbole du confort et aussi de notre insouciance vis-à-vis de l'environnement ;&lt;br /&gt;
# assurer le maximum de confort à l'utilisation ;&lt;br /&gt;
# économiser l'[[eau]] ;&lt;br /&gt;
# soustraire nos déjections (par exemple, en infiltrant l'urine et en enfouissant les fèces dans le sol) à notre vue ;&lt;br /&gt;
# si l'élimination des [[eau]]x fécales a un impact favorable à l'environnement, tant mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce type de démarche aboutit à des solutions boiteuses et inconfortables. Il faut être un mordu pour l'environnement pour avoir recours volontairement aux solutions décrites dans la littérature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les enjeux réels de l'utilisation de la toilette sèche ==&lt;br /&gt;
On présente généralement la toilette sèche comme un moyen d'économiser l'[[eau]]. Il est vrai que la suppression des chasses diminue la consommation des ménages de 25 à 35 %, ce qui est loin d'être négligeable. Mais l'économie d'[[eau]] n'est qu'un aspect mineur de ce problème. Même si les techniciens en génie sanitaire semblent volontairement ignorer les réalités, le non rejet des déjections dans l'[[eau]] est une option incontournable dans le respect du développement durable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
80 à 100% de la [[pollution]] organique de nos rivières est d'origine domestique. Cette matière organique est transformée par les stations d'épuration en nitrates et en phosphates (y compris par les stations d'épuration dites “ tertiaires ”). Ces deux substances sont responsables de l'asphyxie des rivières. 97% de l'azote et 50 à 80% de phosphore contenus dans les [[eau]]x usées urbaines viennent de nos W-C ! Le programme européen (très coûteux) d'épuration des [[eau]]x urbaines ne résoudra pas le problème de base de l'eutrophisation des rivières. On est prêt à dépenser des milliards pour rien, alors qu'on refuse d'attaquer le problème à la source en mettant en place une législation encourageant l'abandon du W-C à chasse, grand responsable de nos problèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jour où l'on décidera de ne plus rejeter les déjections humaines et animales dans l'eau, un grand pas sera franchi vers la protection efficace de notre environnement. L'introduction généralisée des toilettes sèches et des élevages industriels sur litière biomaîtrisée aurait des conséquences actuellement inimaginables. En moins d'un an, la plupart des petites rivières retrouveraient leur caractère salmonicole (abritant des truites, des saumons) et 20 ans après, la teneur en nitrates des [[eau]]x souterraines tomberait à une valeur compatible avec une potabilisation facile. Et tout cela, sans dépenser un seul euro dans des infrastructures d'épuration lourdes et coûteuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Grands principes et réalités sur le terrain ==&lt;br /&gt;
Revenons aux principes des toilettes sèches. J'ai beaucoup apprécié les réquisitoires de François Tanguay, Petit manuel d'autoconstruction. Ed. Mortagne. au Canada et de Pierre Lehmann en Suisse à l'encontre de notre cher water-closed. Ces réquisitoires sont basés sur le caractère polluant de ces installations, ce qui est vrai, mais ce n'est pas toute la vérité. En réalité, nos déjections font partie intégrante de la biosphère, ce ne sont pas des déchets à éliminer. La [[pollution]] et le gaspillage de l'[[eau]] n'est en fait qu'un aspect mineur du problème des W-C. La biomasse humaine étant devenue importante sur la terre, la destruction de nos déjections sous prétexte d'épuration est un facteur important de déséquilibre des écosystèmes qui nous font vivre. D'après une étude récente, faite à l'Université Catholique de Louvain (Belgique) Marco BERTAGLIA, in Séminaire en [[pollution]] de l'environnement, Université Catholique de Louvain (Belgique), Unité de génie biologique (Prof. Patrick Gérin) 1998-99., le contenu azoté des déjections humaines représente 40% de l'azote utilisé dans l'agriculture mondiale. La biomasse fécale humaine est donc loin d'être négligeable. Sa destruction sous prétexte d'épuration crée un déficit dans la fertilisation des sols, tandis que l'épuration transforme l'azote contenu dans les déjections en [[pollution] par les nitrates. Malheureusement, l'épuration n'est pas la seule technique de destruction de la biomasse fécale (animale ou humaine). Toute technique ne respectant pas rigoureusement les conditions de la pédogenèse (formation de la matière humique du sol), soustrait la biomasse précieuse du fonctionnement de la biosphère. On peut aisément montrer que l'écobilan des techniques comme le lagunage, la biométhanisation, l'épandage du lisier, l'enfouissement de la matière organique dans le sol, etc., est négatif. Je formulerais de la manière suivante le premier principe qui devrait guider la conception des toilettes [[écologie|écologiques]] et aussi des programmes de restauration des écosystèmes:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Toute matière organique détruite et non introduite dans le cycle de formation de la matière humique des sols est une perte grave pour la biosphère et une source de [[pollution]] pour les [[eau]]x.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Toilettes sèches et idées fausses ==&lt;br /&gt;
Le première chose est donc d'essayer de réunir les conditions pour le [[recyclage]] le plus parfait possible de la matière fécale pour en faire de l'humus. Pour ce [[recyclage]], il faut d'abord ajuster le rapport carbone/azote (C/N) des déjections à 60. Au départ, ce rapport est de l'ordre de 7. Il faut donc y ajouter une matière riche en carbone végétal. L'urine contient 60 à 80 % de l'azote contenu dans nos déjections. Grâce à l'action d'un enzyme naturellement présent, l'uréase, l'azote contenu dans l'urine se transforme spontanément en ammoniac en quelques heures. La présence de lignine et de la cellulose contenus dans les végétaux (dans la litière de la TLB) semble inhiber l'action de l'uréase et bloque la formation de l'ammoniac. Dès lors, l'azote organique des déjections commence à être intégré dans le processus biologique de formation de l'humus. Les odeurs disparaissent par la même occasion. Lorsqu'on recueille l'urine séparément, pour le stockage dans un réservoir, ou pour infiltration dans le sol, la formation de l'ammoniac, suivie de celle des nitrates, est inévitable. Dès lors, il n'y a plus de formation d'humus, même en présence de matériaux végétaux. La présence d'azote ammoniacal et nitrique explique évidemment “ le pouvoir fertilisant ”, mais il s'agit d'une fertilisation chimique qui n'ose pas dire son nom. Le lessivage des nitrates dans les [[eau]]x souterraines est le résultat final de cette opération. C'est la raison pour laquelle les effluents des toilettes sèches dans lesquelles on a séparé l'urine et la matière fécale ne conviennent pas pour la régénération des terres. De ce fait, l'écobilan de ces toilettes sèches n'est pas favorable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour litière tout convient: broyat de végétaux, sciure de bois, copeaux, feuilles mortes, pailles, rafles, fanes, même cartons usagés et déchiquetés. En ce qui concerne ces derniers, dans le contexte d'appauvrissement de nos écosystèmes agricoles, il est plus utile de les [[compost]]er que de les [[recycler]] en tant que papier de basse qualité. La matière carbonée végétale est aussi traitée comme déchet, qu'on “ valorise ” parfois en brûlant, au lieu de le [[compost]]er. La valorisation énergétique de la biomasse est un mythe tenace dans les milieux des environnementalistes. Dans le contexte actuel de gigantisme énergétique, la valeur de l'énergie obtenue (combustible solide, biométhane, carburant liquide, etc.) en détruisant la biomasse est tout à fait dérisoire par rapport à la valeur biologique du matériau organique soustrait aux grands cycles de la biosphère. On pourra peut-être un jour envisager la valorisation énergétique d'une petite partie de la biomasse dans un monde qui utilisera à bon escient et à des besoins essentiels toutes les formes d'énergies disponibles et renouvelables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réunion de la biomasse végétale carbonée et les déjections humaines et animales constituent la filière normale pour la formation de l'humus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce qui ne convient pas pour ajouter à nos déjections : ==&lt;br /&gt;
* '''La terre'''. Le rapport carbone/azote de nos déjections est trop faible pour la formation de l'humus. De ce fait, une bonne partie de l'azote organique est perdue par minéralisation spontanée (transformation en nitrates, en nitrites et en ammonium), faute de carbone. Le pouvoir fertilisant du fumier non [[compost]]é provient précisément de cette minéralisation, mais son action est identique à celle des engrais chimiques.&lt;br /&gt;
* '''La tourbe'''. Bien que le rapport carbone/azote peut être ajusté avec de la tourbe, il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un produit non renouvelable. De plus, on observe que la tourbe, probablement à cause de son caractère acide, maîtrise moins bien les odeurs que la matière végétale sèche.&lt;br /&gt;
* '''Les cendres ou la chaux'''. Le caractère fortement basique de ces substances (la potasse) inhibe l'action des micro-organismes pour la transformation de la matière organique en humus. On ne peut envisager que l'adjonction de petites quantités de cendre pendant le [[compostage]], mais pas dans une toilette. Les vieux paysans disent toujours : “ la chaux enrichit le père et ruine le fils ”. La chaux et la potasse accélèrent la décomposition spontanée de l'humus dans le sol, en libérant rapidement l'azote et le phosphore organiques. Il en résulte une forte augmentation des rendements au détriment des réserves du sol. Le chaulage du [[compost]], préconisé par certains spécialistes en agriculture, interrompt le processus de régénération des sols.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La séparation de l'urine et de la matière fécale n'est pas utile en vue d'un [[compostage]].''' L'humidité contenue dans l'urine est nécessaire pour imprégner la matière organique sèche indispensable à l'ajustage du rapport carbone/azote. Sans urine, il faut arroser le tas de [[compost]] ne contenant que les fèces et les végétaux. On justifie la séparation de l'urine par la réduction du volume à traiter, mais que faire alors avec l'urine ? Son infiltration dans le sol ou son utilisation pour irriguer est une absurdité [[écologie|écologique]]. Entre 60 et 80% de l'azote contenu dans les déjections se trouve précisément dans l'urine. Faute de carbone, l'urine dans le sol est intégralement minéralisée et alimente généreusement les [[eau]]x de ruissellement et les [[eau]]x souterraines en azote nitrique et ammoniacal. L'azote contenu dans l'urine est indispensable à la transformation en humus de la matière végétale carbonée. L'infiltration de l'urine dans le sol est donc une perte à la fois de la matière azotée et carbonée, tout en générant une [[pollution]] des [[eau]]x.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L'évaporation de l'[[eau]] contenue dans les fèces est justifiée par le souci de réduire la masse à traiter et espacer les manutentions.''' Le milieu humide bactérien dans les fèces assure un bon démarrage des processus de transformation en humus. Il est dommage d'interrompre ces processus naturels par évaporation et humidification au moment du [[compostage]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le [[compostage]] interne dans un réservoir situé sous la toilette s'inspire toujours du souci d'éviter de s'occuper autant que se peut de nos déjections.''' Malheureusement, il n'est pas possible de réaliser dans une cuve ou dans une fosse les conditions aérobies nécessaires pour un bon [[compostage]]. Le véritable [[compostage]] se fait sur le sol même, en symbiose avec la faune qui vit dans le sol. Toute fermentation anaérobie, inévitable dans les cuves, soustrait l'azote et aussi une bonne partie du carbone au processus de formation de l'humus, tout en libérant, en prime, la [[pollution]] par les nitrates et l'ammonium.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le syndrome de l'empereur chinois.''' On raconte souvent que les empereurs chinois, contrairement à leurs sujets, ne consommaient pas les aliments récoltés sur des terres fertilisées avec des déjections humaines. On cite également le refus des ruminants de manger l'herbe qui pousse sur leurs déjections. La réticence à utiliser les déjections humaines est en fait de nature psychologique et culturelle, de même que la crainte de la contamination bactérienne. Il ne faut pas perdre de vue que :&lt;br /&gt;
* les Chinois ne [[compost]]aient pas leurs déjections, mais l'utilisaient directement sur le sol &lt;br /&gt;
* l'herbe des prairies engraissées avec du fumier [[compost]]é est bien acceptée par les animaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne fait pas de doute que les déjections non [[compost]]ées (autant que le lisier, les gadoues de fosses septiques et les boues d'épuration actuellement épandues à grande échelle, ce qui ne semble pas inquiéter les personnes soucieuses d'hygiène) introduisent un grand nombre de germes pathogènes dans le milieu de production de nos aliments. Par contre, l'utilisation du [[compost]] de déjections d'une toilette sèche ne présente pas cet inconvénient. La teneur en bactéries pathogènes de ce type de [[compost]] est beaucoup plus faible que celle des gadoues des fosses septiques ou du lisier d'élevage. La peur de la manipulation et de l'utilisation des déjections humaines est dépourvue de base objective (même si l'on trouve toujours une justification). Elle est d'origine culturelle et psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== [[Lagunage]] ? Oui, quand on ne peut pas se passer du W-C à chasse ==&lt;br /&gt;
L'image bucolique du plan d'[[eau]] avec les “jolies-petites-plantes-qui-épurent-tout” colle à la peau des environnementalistes et occulte une vision plus globale et plus pragmatique. La grande popularité des techniques de [[lagunage]] tient au fait qu'elles ne remettent pas en question nos (mauvaises) habitudes concernant les usages de l'[[eau]]. Un [[lagunage]] remplace purement et simplement la station d'épuration, mais rien ne change en amont. La réduction de la [[pollution]] est à la discrétion de l'usager.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous venons de montrer que le mal est fait au moment du déversement des déjections dans l'[[eau]] et le facteur de déséquilibre est la destruction de la biomasse fécale par épuration. La [[pollution]] azotée à des degrés divers ne vient qu'en prime. L'idéologie de base de la conception d'un lagunage et d'une station d'épuration est la même : détruire la charge polluante, sans tenir compte de la valeur biologique de la biomasse détruite. Dans un système qui fonctionne suivant le concept du développement durable, le lagunage n'a pas sa place. Si on le souhaite et si les conditions climatiques et édaphiques le permettent, on peut créer une zone humide à la sortie d'un système d'épuration des [[eau]]x usées non fécales ([[eau]]x grises ou savonneuses), mais dans la plupart des écosystèmes, l'[[eau]] est trop précieuse pour être gaspillée dans de telles installations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les pays à climat sec, on déplore le fait que les [[eau]]x usées urbaines sont impropres à l'irrigation des terres agricoles. Les [[eau]]x fécales contiennent, en effet, trop de germes pathogènes et surtout des œufs de parasites intestinaux. Après cette constatation, la conclusion la plus logique serait de ne pas rejeter la matière fécale dans l'[[eau]], mais cette éventualité n'est même pas envisagée par les techniciens et les décideurs politiques. Dans les [[eau]]x grises ([[eau]]x savonneuses), il y a mille à dix mille fois moins de germes et de parasites que dans les [[eau]]x fécales. Dans un pays où chaque litre d'[[eau]] est convoité pour l'irrigation des cultures vivrières, l'usage d'un W-C à chasse est un acte lourd de conséquences. Mais les techniciens spécialistes en épuration préfèrent perpétuer l'irresponsabilité institutionnalisée. L'assainissement par égouts et stations d'épuration est une affaire commercial qui obéit aux lois du marché. Pourtant, rien que la suppression des chasses réduirait la consommation d'[[eau]] des ménages d'environ 30%. Débarrassée des [[eau]]x fécales, les [[eau]]x usées urbaines deviendraient disponibles pour l'agriculture, sans risques sanitaires. Préconiser des systèmes de lagunage (cela se fait pourtant par des spécialistes de réputation mondiale) dans des pays à climat sec où au moins 60% de l'[[eau]] est évaporée pendant l'épuration et une autre partie se perd par infiltration, c'est faire preuve d'un mépris ou d'une méconnaissance du fonctionnement des écosystèmes agricoles. Ou bien on a d'autres motivations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du [[compost]] de déjections augmente la capacité de rétention d'[[eau]] des terres et, de ce fait, diminue les besoins en [[eau]] d'irrigation. Chaque kg de [[compost]] qui remplace l'engrais chimique diminue la [[pollution]] agricole et aussi les besoins en pesticides.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il serait trop long d'analyser les impacts environnementaux des systèmes de lagunage, y compris dans les pays à climat humide. Même en cas de récupération de la matière végétale produite, la rupture des grands cycles naturels, comme celui de l'azote, est consommée. Lors du [[compostage]] des végétaux récupérés du lagunage, pour ajuster le rapport carbone/azote à une valeur correcte, il faut encore ajouter du fumier : il faut remplacer l'azote détruite pendant l'épuration. Le [[compostage]] direct des déjections économise un cycle annuel d'énergie solaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'usage d'une toilette à litière biomaîtrisée (TLB) et son [[compostage]] nécessite un investissement bien moindre et beaucoup moins de travail qu'un système de lagunage, sans parler des impacts sur l'environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lagunage n'est justifiable que dans la mesure où l'on est incapable de renoncer à l'usage d'un W-C à chasse d'[[eau]]. En ce sens, c'est un moyen technique pour se donner bonne conscience, tout en continuant à gaspiller, à polluer l'[[eau]] et appauvrir la biosphère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La toilette sèche, pour nos animaux aussi ==&lt;br /&gt;
Dans des régions (comme la Flandre ou la Normandie) où l'on pratique à grande échelle l'élevage hors sol, la biomasse fécale d'origine animale est importante. Pour éviter la production de ce déchet polluant, et pouvoir [[recycler]] les déjections animales dans la formation de l'humus, la technique de l'élevage sur litière biomaîtrisée est une solution satisfaisante et économiquement acceptable. Des essais faits au Japon et aussi dans plusieurs pays européens montrent la faisabilité de ce système qui élimine par la même occasion toutes les nuisances olfactives de ces élevages et celles des épandages du lisier. Des montagnes de déchets carbonés (palettes en bois, cartons, déchets forestiers, etc.) attendent leur valorisation en tant que litière pour neutraliser la [[pollution]] azotée par l'épandage du lisier. Par la même occasion, on augmenterait la teneur en humus des terres et on diminuerait la [[pollution]] par les pesticides.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La position des spécialistes officiels en génie sanitaire ==&lt;br /&gt;
Lors de la conférence européenne des 28 et 29 mai 1996 tenue à Bruxelles sur la politique de l'[[eau]] de la Communauté Européenne, j'ai proposé d'intégrer dans la législation concernant les [[eau]]x résiduaires urbaines des incitants pour les techniques d'assainissement basées sur le principe de prévention. Il était évidemment question du système d'assainissement TRAISELECT ou le traitement sélectif des [[eau]]x usées domestiques dont la pièce maîtresse est la toilette à litière biomaîtrisée (TLB) qui pourrait constituer une alternative crédible (bien que facultative) au W-C classique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette toilette n'a toutefois pas séduit les personnes présentes et a été surnommé de “ bac à chat ” par un des membres de la délégation officielle belge et tirée en dérision.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, les exposés des délégations des pays du sud de l'Europe ont bien mis en évidence les graves problèmes de pénurie d'[[eau]], notamment pour l'agriculture. A titre d'exemple, une ville comme Barcelone rejette dans la mer une rivière d'[[eau]] usée inutilisable dans l'agriculture à cause de la contamination fécale. Après le constat d'échec de la politique actuelle d'[[eau]], un grand spécialiste espagnol a conclu en disant que “ ce n'est pas de bacs à chats dont nous avons besoin, mais d'[[eau]] pour l'irrigation ”. Quand on sait que le traitement sélectif des [[eau]]x grises et l'usage des toilettes sèches réduirait les besoins en [[eau]] de villes de 25 à 30 % et la totalité des [[eau]]x grises épurées pourrait servir à l'irrigation, on reste rêveur devant l'attitude de refus catégorique des spécialistes officiels en génie sanitaire. Il est sans doute plus motivant d'inaugurer des grands travaux hydrauliques que d'envisager des solutions élémentaires, bien que très efficaces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusions ==&lt;br /&gt;
Une réflexion approfondie sur le fonctionnement des écosystèmes aboutit à la conclusion suivant laquelle tous les problèmes relatifs à l'[[eau]] dans le monde trouvent leur origine dans la mauvaise gestion de la biomasse. Vu le poids des activités humaines, la biomasse fécale d'origine humaine ou même animale ne doit en aucune manière être rejetée dans l'[[eau]], mais injectée dans le processus de formation de l'humus. De cette manière on prévient à plus de 97% la [[pollution]] des [[eau]]x par les nitrates et aussi en grande partie par les phosphates.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'usage des toilettes sèches et l'élevage sur litière biomaîtrisée éliminerait à la source la presque totalité de la [[pollution]] azotée et la majorité de la [[pollution]] phosphatée des [[eau]]x naturelles. Le [[recyclage]] correct des déjections est un élément primordial pour régénérer les écosystèmes agricoles dégradés et un facteur important d'économie d'[[eau]]. En intégrant les principes énoncés plus haut concernant le fonctionnement des écosystèmes dans la conception des toilettes sèches, on aboutit à des solutions techniques très efficaces et plus qu'acceptables au point de vue psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand on se dit favorable à la réduction de la [[pollution]], utiliser une toilette sèche correcte est une question de cohérence. C'est la démarche quotidienne de loin la plus efficace pour la protection de l'environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La toilette à litière biomaîtrisée (mode d'emploi) ==&lt;br /&gt;
* '''Comme litière, utiliser''' :&lt;br /&gt;
** des déchets végétaux secs : broyats de branchages, de feuilles, de tiges, des fanes, etc.&lt;br /&gt;
** copeaux et sciure de bois;&lt;br /&gt;
** tous les éléments ci-dessus peuvent être mélangés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Ce qu'il ne faut pas utiliser comme litière''' :&lt;br /&gt;
** copeaux et sciure de bois tropicaux exotiques qui peuvent générer de mauvaises odeurs et provoquer des allergies;&lt;br /&gt;
** trop de sciure, source de poussière dans la maison ;&lt;br /&gt;
** uniquement des feuilles sèches broyées qui n'absorbent pas suffisamment l'humidité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* On dépose au départ une couche de quelques centimètres de litière au fond du réservoir de la toilette. Une bonne épaisseur de litière de départ se juge lors de la vidange : si elle est trop sèche, cela signifie qu'elle est en excès et se [[compost]]era mal ; si par contre, elle baigne dans l'urine c'est signe d'insuffisance et de [[pollution]] de la terre par infiltration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Après chaque utilisation, couvrir les selles avec une feuille de papier de toilette qu'on humidifie à l'aide d'un pulvérisateur pour plantes d'intérieur et un peu de litière. Tous les papiers de toilette conviennent et sont jetés dans le réservoir. Cette toilette accepte également les tampons hygiéniques et les couches culottes [[compost]]ables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ne pas attendre le que réservoir soit trop rempli et lourd pour vidanger dans le carré à [[compost]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Rincer le réservoir avant de remettre en service. S'il est en plastique, il vaut mieux en avoir deux : l'un étant en service, l'autre est aéré à l'extérieur. Pour enlever les odeurs absorbées par le plastique, on peut y mettre, pendant l'aération, de l'[[eau]] contenant un peu d'[[argile]]. Cette [[eau]] peut servir plusieurs fois. L'[[eau]] savonneuse des nettoyages par terre convient également.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le carré à [[compost]] qui reçoit les effluents de la toilette (un mètre carré par personne) est aménagé dans un coin du jardin à l'abri des regards. On y déposera également tous les déchets du jardin et de la cuisine. Afin d'éviter la multiplication des mouches, après chaque déversement, couvrir avec un peu de déchet de jardin, tonte d'herbe, feuilles mortes, [[mauvaises herbes]] arrachées ou paille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Au mois de novembre de chaque année, le carré à [[compost]] est vidé. Son contenu est entassé pour faire un tas en forme de toit et couvert d'une couche d'au moins 20 cm de paille. Après une année de repos, le [[compost]] obtenu est prêt à l'emploi dans le jardin, y compris le potager.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
         Mon expérimentation sur 4 mois des toilettes à litière bio-maîtrisée (une&lt;br /&gt;
installation sommaire en salle de bains côtoyant une chambre) montre son côté pratique (absence d'odeur, passage au tas de compost une fois/semaine (pour une personne), réduction notable des produits chimiques pour wc à chasse (invités), temps&lt;br /&gt;
consacré au vidage/nettoyage du récipient estimé au 1/4 d'heure).&lt;br /&gt;
         Si on dispose de tontes de gazon (mon cas) on peut facilement porter notre&lt;br /&gt;
litière à des températures (constatées) de l'ordre de 60/70° durant une semaine, des&lt;br /&gt;
valeurs suffisantes sans doute pour &amp;quot;calmer&amp;quot; notre faune intestinale à bref délai,&lt;br /&gt;
même si la durée de compostage supérieure ou égale à l'année semble nécessaire (au vu&lt;br /&gt;
de mes lectures).&lt;br /&gt;
         J'utilise essentiellement pour la litière de la paille de lin et des copeaux&lt;br /&gt;
de bois en ajoutant (dans le bac lui-même) un peu de lithothamme et de compost mûr de&lt;br /&gt;
type commercial (pour faciliter le mélange et accélérer le compostage).&lt;br /&gt;
         La sciure me paraît trop compacte pour la suite aérobie du compostage (en&lt;br /&gt;
jardin).Certes les matières carbonées sont payantes mais le compost est gratuit et de&lt;br /&gt;
déchets on fait une richesse...&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Marco b</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.ekopedia.fr/index.php?title=10_trucs_pour_prot%C3%A9ger_l%27environnement&amp;diff=41933</id>
		<title>10 trucs pour protéger l'environnement</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.ekopedia.fr/index.php?title=10_trucs_pour_prot%C3%A9ger_l%27environnement&amp;diff=41933"/>
				<updated>2007-05-28T15:52:26Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Marco b : mention des toilettes à litière &amp;quot;biomaîtrisée&amp;quot; pour économiser l'eau des toilettes.&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Vivre ensemble}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Devenir plus '''{{Vert|écolo}}''' n'est pas aussi difficile que vous pourriez le penser. Il y a des petites choses que l'on peut effectuer chaque jour pour aider à réduire les [[gaz à effet de serre]] et notre impact négatif sur l'environnement. Prendre soin de la Terre n'est pas seulement une responsabilité, c'est un privilège.(voire un vrai plaisir citoyen...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article vise à donner 10 gestes importants et que tout un chacun peut mettre en oeuvre simplement (on ne parle donc pas ici de centrales [[éolienne]]s versus le [[Énergie_nucléaire|nucléaire]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Faites attention à comment [[Gestion_de_l'eau|vous utilisez l'eau]] ==&lt;br /&gt;
Les petites choses peuvent avoir beaucoup d'importance. Il est bien ne pas laisser le robinet couler tout le temps que vous vous brossez les dents. Vous avez une [[toilette]] qui laisse couler en permanence un peu d'[[eau]]. Cela peut représenter plusieurs dizaines de litres d'eau par jour. Le recours aux toilettes sèches ( à litière biomaîtrisée) entraîne des économies similaires ( &amp;gt; 10m3/an/personne) et donne un compost en valorisant nos déchets.&lt;br /&gt;
 Boire de l'eau du robinet plutôt que de l'eau en [[bouteille]] vous permet de ne pas gaspiller d'[[emballage]]s. Lavez votre linge avec des produits [[biodégradable]]s et à l'[[eau]] froide est un plus aussi non négligeable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== [[Recyclage|Recyclez]] ==&lt;br /&gt;
Vous pouvez aider à déduire la pollution en mettant simplement vos bouteilles de [[plastique]] dans un bac différent. Si vous hésitez dans le choix entre deux produits, prenez celui avec le moins d'emballage. Considérant un bâtiment avec  7000 employés qui recyclent tous leurs déchets papier durant une année, cela représente l'équivalent de retirer 400 [[voiture]]s de la route (Source EPA).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== [[Compostage|Compostez]] ==&lt;br /&gt;
[[Composter]], c'est réduire le volume d'ordures ménagères (entre 20 et 30%) incinérées ou mises en décharge, c'est enrichir son jardin sans frais... '''c'est faire d'un déchet une richesse'''! [[Composter]] c'est simple, la fabrication d'un bac est aisée et son achat est parfois facilité par des aides financières (ex : la ville de Québec rembourse 50$ sur l'achat).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== [[Gestion de l'énergie|Économisez l'électricité]] ==&lt;br /&gt;
Éteignez les lumières derrière vous, éteignez l'[[ordinateur]] (et l'écran) lorsque vous en avez pas l'utilité, la [[télé]] et le magnétoscope. Utilisez des [[ampoules fluocompactes]] plutôt que des ampoules traditionnelles sont des gestes simples, mais très efficaces sur votre consommation électrique. La [[sécheuse]] (séchoir à linge) n’est pas toujours indispensable. Profitez de la chaleur de l’été et des grands vents de l'automne pour faire sécher votre linge (sachez en passant que le [[soleil]] est le meilleur [[détachant]] pour les vêtements).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Consommez local ==&lt;br /&gt;
Pour votre [[alimentation]], vos [[vêtement| habit]]s, votre [[mobilier_fixe| mobilier]], considérez toujours l'impact négatif du [[transport]] de toutes ces marchandises. [[Produire_et_consommer_local| Consommer local]] cela peut aussi être [[Produire_et_consommer_local| produire local]]. Avec quelques poules dans le fond du jardin qui mangeront les déchets de tables sur votre tas de compost. Il n'est pas non plus très compliqué de s'occuper d'une [[ruche]]. Plus simple encore les bordures de fleurs qui se transforment en jardin de condiments ([[thym]], [[romarin]], [[menthe]], ...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Achetez ou utilisez usagé ==&lt;br /&gt;
[[Gestion des déchets|Acheter neuf]] est-il nécessairement tout le temps utile? Bien souvent vous trouverez de nombreuses choses dans le domaine de l'usager. Leur prix sera réduit et leur prix ne sera que meilleur. Quant à la qualité, elle peut-être très variable, mais bien souvent, des objets plus anciens seront plus durables que des objets équivalents et neufs. Mais surtout, utiliser des produits d'occasion, c'est réduire sa [[consommation]] et donc la production de biens et donc la [[pollution]]. C'est aussi éviter à un produit d'être pris à tort pour un [[déchet]]!...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Utilisez le moins souvent possible la voiture ==&lt;br /&gt;
Il y a un moyen très simple pour moins utiliser la voiture ou d'autre moyen de locomotion motorisé personnel, c'est de se rendre au travail différemment, par un [[mode de déplacement alternatif]]. En règle général, nous effectuons 5 aller et retour dans la semaine pour cela. Si nous arrivons à supprimer la voiture sur ces trajets, c'est déjà gagné. Aller au travail à [[marche à pied|pied]] ou en [[vélo]] est parfois possible et souvent même bien plus pratique et agréable que d'utiliser le [[transport en commun]] ou la voiture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Utilisez des matières biodégradables ==&lt;br /&gt;
Minimisez l'utilisation des sacs de [[plastique]] au maximum. A-t-on besoin d'un sac pour tout emballer, même pour un seul produit que l'on peut tenir dans sa main?! Les sacs en [[tissu]] et paniers en [[osier]] sont une bonne alternative lorsque l'on a réellement besoin d'un espace de stockage. Attention aux sacs en plastique dits biodégradables, tous ne le sont pas réellement et certains sont seulement [[Sac_plastique#Les_sacs_biofragmentables|biofragmentable]] ce qui n'est pas fondamentalement mieux que le [[plastique]]. Au-delà des simples sacs plastiques, beaucoup de produits fortement polluants peuvent être remplacés par des produits biodégradables. Pour l'[[Entretenir son habitat|entretien de la maison]], beaucoup de produits toxiques peuvent-être remplacé aisément par des produits moins nocifs et plus sains. Le [[vinaigre]] et le [[bicarbonate de soude]] sont deux matières premières de choix pour ces usages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Faites un usage modéré de la viande ==&lt;br /&gt;
Même sans aller jusqu'au [[végétarisme]], faites un usage modéré de la [[viande]], souvent surconsommée. Vous ne vous en porterez que mieux, vous et votre tour de taille. De plus, l'élevage du bétail entraîne un gaspillage très important de [[céréale]]s et de terres cultivables. Aux États-Unis, plus de la moitié des récoltes de céréales servent à nourrir le bétail. Pour une même surface de terre cultivable, on obtient 16 kilogrammes de [[soja]] ou de céréales et 1 kilogramme de viande de bœuf. De plus en plus de [[forêt]]s sont déboisées pour faire place à des champs dont la seule utilité est de produire des céréales destinées à l'alimentation animale. Un rapport récent du journal scientifique &amp;quot;Nature&amp;quot; &amp;lt;ref&amp;gt;http://www.greenpeace.org/france/news/mc-donald-saccage-l-amazonie&amp;lt;/ref&amp;gt; annonce que 40% de l'Amazonie seront détruits d'ici 2050 si les tendances actuelles de l'expansion agricole se maintiennent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Devenez actif et [[passeur]] ==&lt;br /&gt;
[[Éco-citoyen|Devenez actif]] et participez à des groupes écologiques près de chez vous. &lt;br /&gt;
En n'oubliant pas de vivre votre écologie avec [[plaisir]] pour transmettre le plaisir de l'écologie.&lt;br /&gt;
Investissez-vous dans des causes environnementales, aidez le projet Ekopedia!...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
=== Références ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
=== Liens internes ===&lt;br /&gt;
* [[Décroissance viable]]&lt;br /&gt;
* [[Gestion des déchets]]&lt;br /&gt;
* [[Gestion de l'eau]]&lt;br /&gt;
* [[Végétarisme]]&lt;br /&gt;
* [[Matières plastiques]]&lt;br /&gt;
* [[20 trucs pour sauver la planète]]&lt;br /&gt;
* [[25 trucs pour sauver la planète]]&lt;br /&gt;
* [[50 trucs pour sauver la planète]]&lt;br /&gt;
* [[100 trucs pour sauver la planète]]&lt;br /&gt;
* [[1001 trucs pour sauver la planète]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
* http://people.howstuffworks.com/save-earth-top-ten.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bibliographie ===&lt;br /&gt;
* Enfin de bonnes nouvelles. David Suzuki et Holly Dressel. Éd Boréal. ISBN 978-2-7646-0506-6&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Portail Vivre ensemble}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Marco b</name></author>	</entry>

	</feed>