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		<title>Ekopedia - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://www.ekopedia.fr/index.php?title=R%C3%A9cup%C3%A9ration_de_l%27eau_de_pluie&amp;diff=61597</id>
		<title>Récupération de l'eau de pluie</title>
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				<updated>2008-11-13T10:35:44Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Pihoute : Ajout d'un chapitre : rentabilité&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ébauche}}{{Se loger}}&lt;br /&gt;
[[Image:coupe_explicative.jpg|thumb|300px|Système de récupération des eaux pluviales pour l'habitation (Source: Wisy)]]&lt;br /&gt;
[[Image:Goutte-eau-feuille.jpg|thumb|300px|Goutte d'eau]]&lt;br /&gt;
La '''récupération de l'eau de pluie''' est une tradition ancienne qui ne s'est jamais complètement perdue; de nombreuses citernes destinées à l'arrosage sont encore visibles aujourd'hui dans les jardins privés de maisons de campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle consiste en la mise en place d'un système pour stocker l'eau de pluie et l'utiliser par la suite de manière collective ou individuelle. L'objectif est de pouvoir utiliser facilement une eau non polluée (ou salie).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La récupération d'eau de pluie peut se révéler un système simple et peu coûteux à mettre en place. Elle permet de ne plus utiliser de l'eau 'potable' (donc traitée) pour l'arrosage du jardin, les toilettes, la douche ou encore la lessive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une installation plus sophistiquée permet de vivre en autarcie complète (filtrage, multiples cuves).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récupération ==&lt;br /&gt;
La récupération des [[eau]]x pluviales repose sur quelques principes:&lt;br /&gt;
* filtration avant l’arrivée dans les citernes avec des systèmes autonettoyants ou non,&lt;br /&gt;
* épuration ne nécessitant pas d’entretien à l’intérieur du réservoir,&lt;br /&gt;
* conservation de l'eau dans un endroit frais et sombre (seulement si cuves enterrées),&lt;br /&gt;
* emploi de pompes économes en énergie pour distribuer l'eau recyclée,&lt;br /&gt;
* marquage de tout le système de canalisation avec la mention eau non potable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Utilisations ==&lt;br /&gt;
La récupération d'eau de pluie peut se faire à plusieurs destinations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les utilisations '''non comestibles''' :&lt;br /&gt;
* Arrosage des plantes, pelouses (principalement l'été en période de restriction d'eau) ;&lt;br /&gt;
* Alimentation des [[toilettes]] ou de la [[machine à laver]] ;&lt;br /&gt;
* Nettoyage divers (sols, extérieur, ...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les utilisations '''comestibles''' :&lt;br /&gt;
* Consommation de l'eau pour boire ;&lt;br /&gt;
* Douches, bains ;&lt;br /&gt;
* Lave-vaisselle ;&lt;br /&gt;
* ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À noter que dans une habitation, un même tuyau d'alimentation ne doit pas servir à l'eau de pluie (même recyclée, purifiée) et l'eau de ville (fournie par les services de la ville).&lt;br /&gt;
'''Deux réseaux d'eau''' doivent être mis en place avec un système de [[disconnexion]] afin de limiter les risques. Un clapet anti-retour ou une vanne bypass sont donc interdits. (Réglementation sanitaire et départementale article 16-3)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Législation==&lt;br /&gt;
L’[http://www.ecologie.gouv.fr/La-recuperation-des-eaux-de-pluie.html arrêté ministériel du 21 Aout 2008] apporte des précisions sur l’usage interne de la récupération des eaux de pluies. Cet arrêté « relatif à la récupération des eaux de pluie et à leur usage à l'intérieur et à l'extérieur des bâtiments », attendu depuis plusieurs mois, a été publié au JO du 29 août 2008. Il fixe un cadre assez strict pour les installations et limite les usages autorisés.&lt;br /&gt;
Sa philosophie est que si la récupération des eaux de pluie est une mesure utile parmi d’autres dans le cadre d’une stratégie d’optimisation de la ressource, il convient de mettre en place les dispositifs de façon prudente, compte tenu de risques potentiels pour la santé publique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arrêté est l’un des textes d’application de la loi sur l’eau du 30 décembre 2006. Un autre texte va suivre : l’arrêté relatif au crédit d’impôt. Le texte définit « les conditions d’usage de l’eau de pluie récupérée en aval de toitures inaccessibles, dans les bâtiments et leurs dépendances, ainsi que les conditions d’utilisation, d’entretien et de surveillance des équipements nécessaires à leur récupération et utilisation. » Par toitures inaccessibles, il faut entendre les couvertures ne recevant aucun public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des règles relatives à l’utilisation des eaux de pluie===&lt;br /&gt;
Le texte autorise la collecte des eaux de pluie, mais en limite l’usage. L’eau de pluie collectée à l’aval de toitures inaccessibles peut être utilisée pour des usages domestiques extérieurs au bâtiment : arrosage, fontaines, etc. L’arrosage des espaces verts accessibles au public ne pourra l’être qu’en dehors des périodes de fréquentation du public.&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les usages domestiques intérieurs, les limites sont importantes : d’une part les toitures ne doivent pas être en amiante-ciment ou en plomb ; d’autre part, l’eau collectée ne peut être utilisée que pour les sanitaires et le lavage des sols. Pas question de la boire ou de s’en servir pour se laver !&lt;br /&gt;
Autre autorisation : ceux qui souhaiteraient laver leur linge avec de l’eau de pluie doivent le déclarer auprès du ministère en charge de la santé, et doivent mettre en œuvre des dispositifs de traitement de l’eau adaptés, à titre expérimental.&lt;br /&gt;
Certains établissements n’ont pas le droit de mettre en place ce genre de dispositif : les établissements de santé et établissements, sociaux et médicaux (sociaux, hébergement de personnes âgées), les cabinets médicaux, cabinets dentaires, laboratoires d’analyses de biologie médicale et des établissements de transfusion sanguine ou les crèches, écoles maternelles et élémentaires.&lt;br /&gt;
Enfin, les usages professionnels et industriels de l’eau de pluie sont autorisés à l’exception de ceux qui requièrent l’emploi d’eau destinée à la consommation humaine telle que définie au Code de la santé publique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des règles relatives à la mise en place des dispositifs de récupération===&lt;br /&gt;
L’arrêté précise un certain nombre d’obligations relatives aux dispositifs à mettre en place pour récupérer et conserver l’eau, ainsi que pour la mettre à disposition des individus. Les prescriptions générales, quelle que soit l'utilisation, sont détaillées dans l'article 2 : stockage à la pression atmosphérique, matériaux inertes à l'eau de pluie, grille antimoustique de mailles de 1 millimètre au maximum, disconnexion avec le réseau public d'eau potable par surverse totale avec garde d'air, trop plein calibré avec clapet anti-retour si raccordement avec les égouts, affichage « eau non potable ».&lt;br /&gt;
Tout d’abord, il est interdit de raccorder le réseau d’eau de pluie avec le réseau de distribution d’eau destinée à la consommation humain. Les points de soutirage d’eau de pluie doivent présenter une plaque de signalisation qui comporte la mention &amp;quot;eau non potable&amp;quot; et un pictogramme explicite. Bien évidemment, des dispositifs de filtration doivent être mis en place pour l’usage domestique à l’intérieur. Il faut aussi installer des mécanismes pour éviter les élévations de température (développement des bactéries) et afficher clairement sur les canalisations que l’eau n’est pas potable (pour éviter les branchements erronés sur le réseau public).&lt;br /&gt;
Pour éviter que les gens confondent différents types d’eau, il est interdit de mettre à disposition dans la même pièce (sauf les caves, les sous-sols ou les pièces annexes à l’habitation).&lt;br /&gt;
Pour éviter les problèmes en cas de fortes précipitations, un système de trop plein doit permettre d’évacuer l’eau en surplus. On doit vérifier tous les 6 mois la propreté, la signalisation et la déconnexion du réseau d’eau de pluie. De plus, il faut nettoyer les filtres et les cuves de stockages tous les ans.&lt;br /&gt;
Un carnet sanitaire doit être tenu à jour, avec le plan des installations, une fiche de mise en service, le listing des opérations d'entretien réalisées et le relevé mensuel du « système d'évaluation des volumes d'eau de pluie utilisés à l'intérieur des bâtiments raccordés au réseau de collecte des eaux usées ».&lt;br /&gt;
L'arrêté rappelle également l'obligation de déclaration d'usage en mairie prévue par l'article R.2224-19-4 du CGCT avec l'identification du bâtiment et l'évaluation des volumes utilisés à l'intérieur des bâtiments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Pourquoi toutes ces contraintes ?===&lt;br /&gt;
Si l'on peut se féliciter de ce qu'un cadre légal permette désormais d'encadrer des pratiques de recyclage qui avaient déjà cours, il faut maintenant s'assurer que sa mise en œuvre préservera les consommateurs de toute confusion et de tout risque sanitaire.&lt;br /&gt;
La récupération de l’eau de pluie est évidemment sympathique. Elle semble participer de ces petits gestes que nous souhaitons tous faire, afin d’améliorer la situation de l’environnement. Elle comporte aussi d’autres avantages : l’eau n’est pas calcaire et l’on peut se constituer des réserves en cas de sécheresse.&lt;br /&gt;
Cependant, contrairement aux idées reçues et aux imaginaires bien ancrés, l’eau de pluie n’est ni pure ni potable, même si elle est en théorie très proche de l’eau douce.&lt;br /&gt;
En effet, l’eau de pluie, avant de tomber dans nos toits et rues, subit la contamination des gaz, particules, aérosols provenant de l’activité humaine. Elle contient donc outre de la poussière, des ions inorganiques en provenance de la mer (Calcium, Magnésium, Sodium, Potassium, Chlore, SO4, cuivre, zinc, plomb). On y retrouve évidemment toutes les particules et pollutions urbaines issues des industries et des gaz d’échappement des voitures (Dioxyde de carbone, NOx, SOx).&lt;br /&gt;
On y trouve aussi des pesticides, parfois en grandes concentrations. Le [http://www.eco-bio.info/forum/upload/lofiversion/index.php?t245.html Dr René Seux, Professeur à l'école nationale de santé publique], explique comment ils peuvent se retrouver dans l’atmosphère : « Les départs » ont lieu lors de l'application (dérive) puis dans les jours qui suivent l'épandage (transfert sol/air). Les pesticides se trouvent alors sous forme gazeuse ou particulaire, susceptibles d'être entraînés dans l'eau de pluie. » Le docteur cite des résultats pour 1996 et 2000 sur la Bretagne : « les concentrations pour l'atrazine et l'alachlore, qui sont les deux principaux pesticides du maïs, peuvent atteindre 10, 20, voire plus de 200 fois les normes tolérées pour l'eau potable ! »&lt;br /&gt;
Il faut aussi savoir que la pollution par pesticides se déplace : « A Paris, les concentrations sont égales à celles constatées à 100 km de la capitale ». Et puis qu’elle dure.&lt;br /&gt;
Il faut aussi penser aux pluies acides.&lt;br /&gt;
Mais il y a un autre risque, dû aux souillures du toit, par des mousses, des déjections animales, mais aussi au stockage dans des citernes.&lt;br /&gt;
Au final, selon un avis du Conseil supérieur d’hygiène publique de France, rendu public en septembre 2006, l’eau de pluie doit être utilisée avec précaution.&lt;br /&gt;
Il peut être dangereux de la boire, comme chacun sait. Le problème, c’est que l’expérience d’autres pays montre que des bricoleurs finissent toujours par installer une arrivée d’eau polluée sur le réseau. D’autre part, si l’arrêté paraît aussi pointilleux, c’est que des insuffisances d’entretien posent parfois des problèmes de mélange entre les réseaux, l’eau pluviale non traitée contaminant l’eau traitée.&lt;br /&gt;
Il va donc être nécessaire, outre les recommandations techniques concernant les dispositifs eux-mêmes, de développer la formation et la qualification des professionnels et d’encadrer le contrôle et le suivi de ces installations, en instaurant des systèmes de déclaration et de surveillance par des organismes tiers. En outre un certain nombre de bâtiments n’obtiendront pas l’autorisation d’utiliser de l’eau non potable, qu’il s’agisse des industries agro-alimentaires, des établissements de santé ou des crèches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==En pratique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La citerne===&lt;br /&gt;
La capacité optimale de la citerne est d'environ 10 000 litres, de façon à permettre une alimentation permanente en eau de pluie. Pour pouvoir récupérer la presque totalité de l'eau des précipitations, il faut prévoir une capacité de stockage de 120 à 140 litres par mètre carré de surface au sol de la maison.&lt;br /&gt;
Deux types de citernes s'offrent au choix:&lt;br /&gt;
*Les citernes en plastique&lt;br /&gt;
*Les citernes en béton&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les citernes en béton sont recommandées puisque le béton neutralise le ph de l'eau de pluie qui est légèrement acide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le groupe hydrophore===&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs types de pompes. Dans le cas de la récupération de l'eau de pluie pour un usage domestique, le groupe hydrophore est le mieux indiqué. Il existe deux modèles : avec ou sans réservoir. Un réservoir permet de ne pas enclencher la pompe à chaque utilisation. La taille du réservoir dépend des besoins : on peut prélever 30 l d'eau d'un réservoir d'une capacité de 100 l avant que la pompe ne s'enclenche (sachant qu'il faut entre 3 et 7 litres pour une chasse de WC). Pour l'alimentation d'un simple tuyau de jardin, un réservoir plus petit suffit amplement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas du groupe hydrophore sans réservoir, la pompe est commandée afin de s'enclencher dès la première demande d'eau. Il assure une pression constante qui prévient de la marche à sec. En effet, dès que la citerne est vide, la pompe s'arrêtera directement et protègera ainsi la pompe d'un fonctionnement 'à sec'.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Rentabilité de l'installation==&lt;br /&gt;
Le coût de la récupération des eaux de pluie est variable, en fonction du taux de pluviométrie de la région d’installation, du climat, de l’exposition de la maison, du type de toit, etc. Il est d’environ 1.500 euros pour un dispositif minimal. Pour un dispositif complet, posé par un professionnel, il faut compter entre 6.000 et 9.000 euros.&lt;br /&gt;
Compte tenu du prix modéré de l’eau en France, il n’est pas toujours certain que l’on s’y retrouve. Patrick Philipon, dans son petit livre pédagogique La crise de l’eau ? (Perrin) propose un [http://infos-eau.blogspot.com/2008/09/la-question-de-la-rentabilit-de-la.html calcul permettant de peser le pour et le contre]. &lt;br /&gt;
D’après Joël Graindorge, ingénieur diplômé de l'Institut agronomique Paris-Grignon et spécialiste des problématiques de l’eau sur le site internet de l’administration territoriale, « il n'est pas certain que l'usager y retrouve une rentabilité. En effet, l'OIEau a fait une étude économique à ce sujet. Sachant que l'ensemble des usages dans une habitation est d'environ 150 litres par jour et par habitant, les usages autorisés correspondraient à 40 à 70 litres/j/habitant. En prenant en compte la pluviométrie, en optimisant le dimensionnement, en estimant les coûts d'exploitation à 100 €/an, le retour sur investissement serait de 50 à 80 ans selon les volumes ! Si les usages ne sont pas étendus (lave-linge par exemple), il apparaît donc que le plus souvent, l'économie du projet ne soit pas avérée. »&lt;br /&gt;
En comparaison, [http://www.lesagencesdeleau.fr/francais/prix/combien.php?lien=1&amp;amp;PHPSESSID=5650eeaf1bb933adfa517f80a4e093ec selon les agences de l’eau], le prix moyen de l’eau en France s’élève aux alentours de 2 euros par mètre cube, variable suivant les lieux (type de captage, degré de pollution des eaux captées, taux de fuite, etc.).&lt;br /&gt;
Pour ceux qui surveillent leur pouvoir d’achat, il y aurait, toujours selon Patrick Philipon, d’autres moyens plus efficaces : chasse d’eau deux temps, vigilance contre le gaspillage et les fuites, réducteur de pression, etc.&lt;br /&gt;
Afin d’inciter les particuliers à installer des dispositifs de récupération d’eau de pluie, le gouvernement a mis en place une réduction d’impôts en mai 2007 pour l'achat d'un système de récupération d’eau de pluie pour usages extérieurs :&lt;br /&gt;
Une TVA à 5,5% sur les équipements (si l'habitation a plus de deux ans) ;&lt;br /&gt;
Une crédit d'impôts égal à 25% des dépenses en équipements (dans la limite de 8000€ pour une personne seule, 16000€ pour un couple).&lt;br /&gt;
Encore faut-il payer suffisament d'impôts...&lt;br /&gt;
Certaines collectivités locales encouragent aussi l'installation de système de récupération des eaux de pluie. La Lorraine subventionne ces installations jusqu'à 750€. A Lille, on attribue une prime à l'installation d'équipements de récupération d'eau pluviale de 100 € par m3 d'installation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
=== Liens internes ===&lt;br /&gt;
* [[Portail:Se loger]]&lt;br /&gt;
* [[Gestion de l'eau]]&lt;br /&gt;
* [[Eau]]&lt;br /&gt;
* [[Fontaine à vent]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
* [http://www.ideesmaison.com/Installer-une-cuve-de-recuperation.html Installer une cuve de récupération des eaux de pluie]&lt;br /&gt;
* [http://www.batirbio.org/html/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=72&amp;amp;Itemid=35 Construire la citerne de récupération de l’eau de pluie]&lt;br /&gt;
* [http://www.ideau.org  Association IDEau - Initiatives Développement Eau]&lt;br /&gt;
* [http://infos-eau.blogspot.com/2008/09/la-rcupration-des-eaux-de-pluie.html Enjeux sanitaires de la récupération des eaux de pluie]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Portail Se loger}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Gestion_de_l%27eau]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pihoute</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.ekopedia.fr/index.php?title=R%C3%A9cup%C3%A9ration_de_l%27eau_de_pluie&amp;diff=61595</id>
		<title>Récupération de l'eau de pluie</title>
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				<updated>2008-11-13T10:27:32Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Pihoute : Ajout de Liens externes */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ébauche}}{{Se loger}}&lt;br /&gt;
[[Image:coupe_explicative.jpg|thumb|300px|Système de récupération des eaux pluviales pour l'habitation (Source: Wisy)]]&lt;br /&gt;
[[Image:Goutte-eau-feuille.jpg|thumb|300px|Goutte d'eau]]&lt;br /&gt;
La '''récupération de l'eau de pluie''' est une tradition ancienne qui ne s'est jamais complètement perdue; de nombreuses citernes destinées à l'arrosage sont encore visibles aujourd'hui dans les jardins privés de maisons de campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle consiste en la mise en place d'un système pour stocker l'eau de pluie et l'utiliser par la suite de manière collective ou individuelle. L'objectif est de pouvoir utiliser facilement une eau non polluée (ou salie).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La récupération d'eau de pluie peut se révéler un système simple et peu coûteux à mettre en place. Elle permet de ne plus utiliser de l'eau 'potable' (donc traitée) pour l'arrosage du jardin, les toilettes, la douche ou encore la lessive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une installation plus sophistiquée permet de vivre en autarcie complète (filtrage, multiples cuves).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récupération ==&lt;br /&gt;
La récupération des [[eau]]x pluviales repose sur quelques principes:&lt;br /&gt;
* filtration avant l’arrivée dans les citernes avec des systèmes autonettoyants ou non,&lt;br /&gt;
* épuration ne nécessitant pas d’entretien à l’intérieur du réservoir,&lt;br /&gt;
* conservation de l'eau dans un endroit frais et sombre (seulement si cuves enterrées),&lt;br /&gt;
* emploi de pompes économes en énergie pour distribuer l'eau recyclée,&lt;br /&gt;
* marquage de tout le système de canalisation avec la mention eau non potable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Utilisations ==&lt;br /&gt;
La récupération d'eau de pluie peut se faire à plusieurs destinations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les utilisations '''non comestibles''' :&lt;br /&gt;
* Arrosage des plantes, pelouses (principalement l'été en période de restriction d'eau) ;&lt;br /&gt;
* Alimentation des [[toilettes]] ou de la [[machine à laver]] ;&lt;br /&gt;
* Nettoyage divers (sols, extérieur, ...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les utilisations '''comestibles''' :&lt;br /&gt;
* Consommation de l'eau pour boire ;&lt;br /&gt;
* Douches, bains ;&lt;br /&gt;
* Lave-vaisselle ;&lt;br /&gt;
* ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À noter que dans une habitation, un même tuyau d'alimentation ne doit pas servir à l'eau de pluie (même recyclée, purifiée) et l'eau de ville (fournie par les services de la ville).&lt;br /&gt;
'''Deux réseaux d'eau''' doivent être mis en place avec un système de [[disconnexion]] afin de limiter les risques. Un clapet anti-retour ou une vanne bypass sont donc interdits. (Réglementation sanitaire et départementale article 16-3)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Législation==&lt;br /&gt;
L’[http://www.ecologie.gouv.fr/La-recuperation-des-eaux-de-pluie.html arrêté ministériel du 21 Aout 2008] apporte des précisions sur l’usage interne de la récupération des eaux de pluies. Cet arrêté « relatif à la récupération des eaux de pluie et à leur usage à l'intérieur et à l'extérieur des bâtiments », attendu depuis plusieurs mois, a été publié au JO du 29 août 2008. Il fixe un cadre assez strict pour les installations et limite les usages autorisés.&lt;br /&gt;
Sa philosophie est que si la récupération des eaux de pluie est une mesure utile parmi d’autres dans le cadre d’une stratégie d’optimisation de la ressource, il convient de mettre en place les dispositifs de façon prudente, compte tenu de risques potentiels pour la santé publique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arrêté est l’un des textes d’application de la loi sur l’eau du 30 décembre 2006. Un autre texte va suivre : l’arrêté relatif au crédit d’impôt. Le texte définit « les conditions d’usage de l’eau de pluie récupérée en aval de toitures inaccessibles, dans les bâtiments et leurs dépendances, ainsi que les conditions d’utilisation, d’entretien et de surveillance des équipements nécessaires à leur récupération et utilisation. » Par toitures inaccessibles, il faut entendre les couvertures ne recevant aucun public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des règles relatives à l’utilisation des eaux de pluie===&lt;br /&gt;
Le texte autorise la collecte des eaux de pluie, mais en limite l’usage. L’eau de pluie collectée à l’aval de toitures inaccessibles peut être utilisée pour des usages domestiques extérieurs au bâtiment : arrosage, fontaines, etc. L’arrosage des espaces verts accessibles au public ne pourra l’être qu’en dehors des périodes de fréquentation du public.&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les usages domestiques intérieurs, les limites sont importantes : d’une part les toitures ne doivent pas être en amiante-ciment ou en plomb ; d’autre part, l’eau collectée ne peut être utilisée que pour les sanitaires et le lavage des sols. Pas question de la boire ou de s’en servir pour se laver !&lt;br /&gt;
Autre autorisation : ceux qui souhaiteraient laver leur linge avec de l’eau de pluie doivent le déclarer auprès du ministère en charge de la santé, et doivent mettre en œuvre des dispositifs de traitement de l’eau adaptés, à titre expérimental.&lt;br /&gt;
Certains établissements n’ont pas le droit de mettre en place ce genre de dispositif : les établissements de santé et établissements, sociaux et médicaux (sociaux, hébergement de personnes âgées), les cabinets médicaux, cabinets dentaires, laboratoires d’analyses de biologie médicale et des établissements de transfusion sanguine ou les crèches, écoles maternelles et élémentaires.&lt;br /&gt;
Enfin, les usages professionnels et industriels de l’eau de pluie sont autorisés à l’exception de ceux qui requièrent l’emploi d’eau destinée à la consommation humaine telle que définie au Code de la santé publique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des règles relatives à la mise en place des dispositifs de récupération===&lt;br /&gt;
L’arrêté précise un certain nombre d’obligations relatives aux dispositifs à mettre en place pour récupérer et conserver l’eau, ainsi que pour la mettre à disposition des individus. Les prescriptions générales, quelle que soit l'utilisation, sont détaillées dans l'article 2 : stockage à la pression atmosphérique, matériaux inertes à l'eau de pluie, grille antimoustique de mailles de 1 millimètre au maximum, disconnexion avec le réseau public d'eau potable par surverse totale avec garde d'air, trop plein calibré avec clapet anti-retour si raccordement avec les égouts, affichage « eau non potable ».&lt;br /&gt;
Tout d’abord, il est interdit de raccorder le réseau d’eau de pluie avec le réseau de distribution d’eau destinée à la consommation humain. Les points de soutirage d’eau de pluie doivent présenter une plaque de signalisation qui comporte la mention &amp;quot;eau non potable&amp;quot; et un pictogramme explicite. Bien évidemment, des dispositifs de filtration doivent être mis en place pour l’usage domestique à l’intérieur. Il faut aussi installer des mécanismes pour éviter les élévations de température (développement des bactéries) et afficher clairement sur les canalisations que l’eau n’est pas potable (pour éviter les branchements erronés sur le réseau public).&lt;br /&gt;
Pour éviter que les gens confondent différents types d’eau, il est interdit de mettre à disposition dans la même pièce (sauf les caves, les sous-sols ou les pièces annexes à l’habitation).&lt;br /&gt;
Pour éviter les problèmes en cas de fortes précipitations, un système de trop plein doit permettre d’évacuer l’eau en surplus. On doit vérifier tous les 6 mois la propreté, la signalisation et la déconnexion du réseau d’eau de pluie. De plus, il faut nettoyer les filtres et les cuves de stockages tous les ans.&lt;br /&gt;
Un carnet sanitaire doit être tenu à jour, avec le plan des installations, une fiche de mise en service, le listing des opérations d'entretien réalisées et le relevé mensuel du « système d'évaluation des volumes d'eau de pluie utilisés à l'intérieur des bâtiments raccordés au réseau de collecte des eaux usées ».&lt;br /&gt;
L'arrêté rappelle également l'obligation de déclaration d'usage en mairie prévue par l'article R.2224-19-4 du CGCT avec l'identification du bâtiment et l'évaluation des volumes utilisés à l'intérieur des bâtiments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Pourquoi toutes ces contraintes ?===&lt;br /&gt;
Si l'on peut se féliciter de ce qu'un cadre légal permette désormais d'encadrer des pratiques de recyclage qui avaient déjà cours, il faut maintenant s'assurer que sa mise en œuvre préservera les consommateurs de toute confusion et de tout risque sanitaire.&lt;br /&gt;
La récupération de l’eau de pluie est évidemment sympathique. Elle semble participer de ces petits gestes que nous souhaitons tous faire, afin d’améliorer la situation de l’environnement. Elle comporte aussi d’autres avantages : l’eau n’est pas calcaire et l’on peut se constituer des réserves en cas de sécheresse.&lt;br /&gt;
Cependant, contrairement aux idées reçues et aux imaginaires bien ancrés, l’eau de pluie n’est ni pure ni potable, même si elle est en théorie très proche de l’eau douce.&lt;br /&gt;
En effet, l’eau de pluie, avant de tomber dans nos toits et rues, subit la contamination des gaz, particules, aérosols provenant de l’activité humaine. Elle contient donc outre de la poussière, des ions inorganiques en provenance de la mer (Calcium, Magnésium, Sodium, Potassium, Chlore, SO4, cuivre, zinc, plomb). On y retrouve évidemment toutes les particules et pollutions urbaines issues des industries et des gaz d’échappement des voitures (Dioxyde de carbone, NOx, SOx).&lt;br /&gt;
On y trouve aussi des pesticides, parfois en grandes concentrations. Le [http://www.eco-bio.info/forum/upload/lofiversion/index.php?t245.html Dr René Seux, Professeur à l'école nationale de santé publique], explique comment ils peuvent se retrouver dans l’atmosphère : « Les départs » ont lieu lors de l'application (dérive) puis dans les jours qui suivent l'épandage (transfert sol/air). Les pesticides se trouvent alors sous forme gazeuse ou particulaire, susceptibles d'être entraînés dans l'eau de pluie. » Le docteur cite des résultats pour 1996 et 2000 sur la Bretagne : « les concentrations pour l'atrazine et l'alachlore, qui sont les deux principaux pesticides du maïs, peuvent atteindre 10, 20, voire plus de 200 fois les normes tolérées pour l'eau potable ! »&lt;br /&gt;
Il faut aussi savoir que la pollution par pesticides se déplace : « A Paris, les concentrations sont égales à celles constatées à 100 km de la capitale ». Et puis qu’elle dure.&lt;br /&gt;
Il faut aussi penser aux pluies acides.&lt;br /&gt;
Mais il y a un autre risque, dû aux souillures du toit, par des mousses, des déjections animales, mais aussi au stockage dans des citernes.&lt;br /&gt;
Au final, selon un avis du Conseil supérieur d’hygiène publique de France, rendu public en septembre 2006, l’eau de pluie doit être utilisée avec précaution.&lt;br /&gt;
Il peut être dangereux de la boire, comme chacun sait. Le problème, c’est que l’expérience d’autres pays montre que des bricoleurs finissent toujours par installer une arrivée d’eau polluée sur le réseau. D’autre part, si l’arrêté paraît aussi pointilleux, c’est que des insuffisances d’entretien posent parfois des problèmes de mélange entre les réseaux, l’eau pluviale non traitée contaminant l’eau traitée.&lt;br /&gt;
Il va donc être nécessaire, outre les recommandations techniques concernant les dispositifs eux-mêmes, de développer la formation et la qualification des professionnels et d’encadrer le contrôle et le suivi de ces installations, en instaurant des systèmes de déclaration et de surveillance par des organismes tiers. En outre un certain nombre de bâtiments n’obtiendront pas l’autorisation d’utiliser de l’eau non potable, qu’il s’agisse des industries agro-alimentaires, des établissements de santé ou des crèches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==En pratique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La citerne===&lt;br /&gt;
La capacité optimale de la citerne est d'environ 10 000 litres, de façon à permettre une alimentation permanente en eau de pluie. Pour pouvoir récupérer la presque totalité de l'eau des précipitations, il faut prévoir une capacité de stockage de 120 à 140 litres par mètre carré de surface au sol de la maison.&lt;br /&gt;
Deux types de citernes s'offrent au choix:&lt;br /&gt;
*Les citernes en plastique&lt;br /&gt;
*Les citernes en béton&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les citernes en béton sont recommandées puisque le béton neutralise le ph de l'eau de pluie qui est légèrement acide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le groupe hydrophore===&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs types de pompes. Dans le cas de la récupération de l'eau de pluie pour un usage domestique, le groupe hydrophore est le mieux indiqué. Il existe deux modèles : avec ou sans réservoir. Un réservoir permet de ne pas enclencher la pompe à chaque utilisation. La taille du réservoir dépend des besoins : on peut prélever 30 l d'eau d'un réservoir d'une capacité de 100 l avant que la pompe ne s'enclenche (sachant qu'il faut entre 3 et 7 litres pour une chasse de WC). Pour l'alimentation d'un simple tuyau de jardin, un réservoir plus petit suffit amplement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas du groupe hydrophore sans réservoir, la pompe est commandée afin de s'enclencher dès la première demande d'eau. Il assure une pression constante qui prévient de la marche à sec. En effet, dès que la citerne est vide, la pompe s'arrêtera directement et protègera ainsi la pompe d'un fonctionnement 'à sec'.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
=== Liens internes ===&lt;br /&gt;
* [[Portail:Se loger]]&lt;br /&gt;
* [[Gestion de l'eau]]&lt;br /&gt;
* [[Eau]]&lt;br /&gt;
* [[Fontaine à vent]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
* [http://www.ideesmaison.com/Installer-une-cuve-de-recuperation.html Installer une cuve de récupération des eaux de pluie]&lt;br /&gt;
* [http://www.batirbio.org/html/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=72&amp;amp;Itemid=35 Construire la citerne de récupération de l’eau de pluie]&lt;br /&gt;
* [http://www.ideau.org  Association IDEau - Initiatives Développement Eau]&lt;br /&gt;
* [http://infos-eau.blogspot.com/2008/09/la-rcupration-des-eaux-de-pluie.html Enjeux sanitaires de la récupération des eaux de pluie]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Portail Se loger}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Gestion_de_l%27eau]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pihoute</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.ekopedia.fr/index.php?title=R%C3%A9cup%C3%A9ration_de_l%27eau_de_pluie&amp;diff=61594</id>
		<title>Récupération de l'eau de pluie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.ekopedia.fr/index.php?title=R%C3%A9cup%C3%A9ration_de_l%27eau_de_pluie&amp;diff=61594"/>
				<updated>2008-11-13T10:24:51Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Pihoute : Ajout d'un chapitre : législation&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ébauche}}{{Se loger}}&lt;br /&gt;
[[Image:coupe_explicative.jpg|thumb|300px|Système de récupération des eaux pluviales pour l'habitation (Source: Wisy)]]&lt;br /&gt;
[[Image:Goutte-eau-feuille.jpg|thumb|300px|Goutte d'eau]]&lt;br /&gt;
La '''récupération de l'eau de pluie''' est une tradition ancienne qui ne s'est jamais complètement perdue; de nombreuses citernes destinées à l'arrosage sont encore visibles aujourd'hui dans les jardins privés de maisons de campagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle consiste en la mise en place d'un système pour stocker l'eau de pluie et l'utiliser par la suite de manière collective ou individuelle. L'objectif est de pouvoir utiliser facilement une eau non polluée (ou salie).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La récupération d'eau de pluie peut se révéler un système simple et peu coûteux à mettre en place. Elle permet de ne plus utiliser de l'eau 'potable' (donc traitée) pour l'arrosage du jardin, les toilettes, la douche ou encore la lessive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une installation plus sophistiquée permet de vivre en autarcie complète (filtrage, multiples cuves).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récupération ==&lt;br /&gt;
La récupération des [[eau]]x pluviales repose sur quelques principes:&lt;br /&gt;
* filtration avant l’arrivée dans les citernes avec des systèmes autonettoyants ou non,&lt;br /&gt;
* épuration ne nécessitant pas d’entretien à l’intérieur du réservoir,&lt;br /&gt;
* conservation de l'eau dans un endroit frais et sombre (seulement si cuves enterrées),&lt;br /&gt;
* emploi de pompes économes en énergie pour distribuer l'eau recyclée,&lt;br /&gt;
* marquage de tout le système de canalisation avec la mention eau non potable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Utilisations ==&lt;br /&gt;
La récupération d'eau de pluie peut se faire à plusieurs destinations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les utilisations '''non comestibles''' :&lt;br /&gt;
* Arrosage des plantes, pelouses (principalement l'été en période de restriction d'eau) ;&lt;br /&gt;
* Alimentation des [[toilettes]] ou de la [[machine à laver]] ;&lt;br /&gt;
* Nettoyage divers (sols, extérieur, ...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les utilisations '''comestibles''' :&lt;br /&gt;
* Consommation de l'eau pour boire ;&lt;br /&gt;
* Douches, bains ;&lt;br /&gt;
* Lave-vaisselle ;&lt;br /&gt;
* ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À noter que dans une habitation, un même tuyau d'alimentation ne doit pas servir à l'eau de pluie (même recyclée, purifiée) et l'eau de ville (fournie par les services de la ville).&lt;br /&gt;
'''Deux réseaux d'eau''' doivent être mis en place avec un système de [[disconnexion]] afin de limiter les risques. Un clapet anti-retour ou une vanne bypass sont donc interdits. (Réglementation sanitaire et départementale article 16-3)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Législation==&lt;br /&gt;
L’[http://www.ecologie.gouv.fr/La-recuperation-des-eaux-de-pluie.html arrêté ministériel du 21 Aout 2008] apporte des précisions sur l’usage interne de la récupération des eaux de pluies. Cet arrêté « relatif à la récupération des eaux de pluie et à leur usage à l'intérieur et à l'extérieur des bâtiments », attendu depuis plusieurs mois, a été publié au JO du 29 août 2008. Il fixe un cadre assez strict pour les installations et limite les usages autorisés.&lt;br /&gt;
Sa philosophie est que si la récupération des eaux de pluie est une mesure utile parmi d’autres dans le cadre d’une stratégie d’optimisation de la ressource, il convient de mettre en place les dispositifs de façon prudente, compte tenu de risques potentiels pour la santé publique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arrêté est l’un des textes d’application de la loi sur l’eau du 30 décembre 2006. Un autre texte va suivre : l’arrêté relatif au crédit d’impôt. Le texte définit « les conditions d’usage de l’eau de pluie récupérée en aval de toitures inaccessibles, dans les bâtiments et leurs dépendances, ainsi que les conditions d’utilisation, d’entretien et de surveillance des équipements nécessaires à leur récupération et utilisation. » Par toitures inaccessibles, il faut entendre les couvertures ne recevant aucun public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des règles relatives à l’utilisation des eaux de pluie===&lt;br /&gt;
Le texte autorise la collecte des eaux de pluie, mais en limite l’usage. L’eau de pluie collectée à l’aval de toitures inaccessibles peut être utilisée pour des usages domestiques extérieurs au bâtiment : arrosage, fontaines, etc. L’arrosage des espaces verts accessibles au public ne pourra l’être qu’en dehors des périodes de fréquentation du public.&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les usages domestiques intérieurs, les limites sont importantes : d’une part les toitures ne doivent pas être en amiante-ciment ou en plomb ; d’autre part, l’eau collectée ne peut être utilisée que pour les sanitaires et le lavage des sols. Pas question de la boire ou de s’en servir pour se laver !&lt;br /&gt;
Autre autorisation : ceux qui souhaiteraient laver leur linge avec de l’eau de pluie doivent le déclarer auprès du ministère en charge de la santé, et doivent mettre en œuvre des dispositifs de traitement de l’eau adaptés, à titre expérimental.&lt;br /&gt;
Certains établissements n’ont pas le droit de mettre en place ce genre de dispositif : les établissements de santé et établissements, sociaux et médicaux (sociaux, hébergement de personnes âgées), les cabinets médicaux, cabinets dentaires, laboratoires d’analyses de biologie médicale et des établissements de transfusion sanguine ou les crèches, écoles maternelles et élémentaires.&lt;br /&gt;
Enfin, les usages professionnels et industriels de l’eau de pluie sont autorisés à l’exception de ceux qui requièrent l’emploi d’eau destinée à la consommation humaine telle que définie au Code de la santé publique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des règles relatives à la mise en place des dispositifs de récupération===&lt;br /&gt;
L’arrêté précise un certain nombre d’obligations relatives aux dispositifs à mettre en place pour récupérer et conserver l’eau, ainsi que pour la mettre à disposition des individus. Les prescriptions générales, quelle que soit l'utilisation, sont détaillées dans l'article 2 : stockage à la pression atmosphérique, matériaux inertes à l'eau de pluie, grille antimoustique de mailles de 1 millimètre au maximum, disconnexion avec le réseau public d'eau potable par surverse totale avec garde d'air, trop plein calibré avec clapet anti-retour si raccordement avec les égouts, affichage « eau non potable ».&lt;br /&gt;
Tout d’abord, il est interdit de raccorder le réseau d’eau de pluie avec le réseau de distribution d’eau destinée à la consommation humain. Les points de soutirage d’eau de pluie doivent présenter une plaque de signalisation qui comporte la mention &amp;quot;eau non potable&amp;quot; et un pictogramme explicite. Bien évidemment, des dispositifs de filtration doivent être mis en place pour l’usage domestique à l’intérieur. Il faut aussi installer des mécanismes pour éviter les élévations de température (développement des bactéries) et afficher clairement sur les canalisations que l’eau n’est pas potable (pour éviter les branchements erronés sur le réseau public).&lt;br /&gt;
Pour éviter que les gens confondent différents types d’eau, il est interdit de mettre à disposition dans la même pièce (sauf les caves, les sous-sols ou les pièces annexes à l’habitation).&lt;br /&gt;
Pour éviter les problèmes en cas de fortes précipitations, un système de trop plein doit permettre d’évacuer l’eau en surplus. On doit vérifier tous les 6 mois la propreté, la signalisation et la déconnexion du réseau d’eau de pluie. De plus, il faut nettoyer les filtres et les cuves de stockages tous les ans.&lt;br /&gt;
Un carnet sanitaire doit être tenu à jour, avec le plan des installations, une fiche de mise en service, le listing des opérations d'entretien réalisées et le relevé mensuel du « système d'évaluation des volumes d'eau de pluie utilisés à l'intérieur des bâtiments raccordés au réseau de collecte des eaux usées ».&lt;br /&gt;
L'arrêté rappelle également l'obligation de déclaration d'usage en mairie prévue par l'article R.2224-19-4 du CGCT avec l'identification du bâtiment et l'évaluation des volumes utilisés à l'intérieur des bâtiments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Pourquoi toutes ces contraintes ?===&lt;br /&gt;
Si l'on peut se féliciter de ce qu'un cadre légal permette désormais d'encadrer des pratiques de recyclage qui avaient déjà cours, il faut maintenant s'assurer que sa mise en œuvre préservera les consommateurs de toute confusion et de tout risque sanitaire.&lt;br /&gt;
La récupération de l’eau de pluie est évidemment sympathique. Elle semble participer de ces petits gestes que nous souhaitons tous faire, afin d’améliorer la situation de l’environnement. Elle comporte aussi d’autres avantages : l’eau n’est pas calcaire et l’on peut se constituer des réserves en cas de sécheresse.&lt;br /&gt;
Cependant, contrairement aux idées reçues et aux imaginaires bien ancrés, l’eau de pluie n’est ni pure ni potable, même si elle est en théorie très proche de l’eau douce.&lt;br /&gt;
En effet, l’eau de pluie, avant de tomber dans nos toits et rues, subit la contamination des gaz, particules, aérosols provenant de l’activité humaine. Elle contient donc outre de la poussière, des ions inorganiques en provenance de la mer (Calcium, Magnésium, Sodium, Potassium, Chlore, SO4, cuivre, zinc, plomb). On y retrouve évidemment toutes les particules et pollutions urbaines issues des industries et des gaz d’échappement des voitures (Dioxyde de carbone, NOx, SOx).&lt;br /&gt;
On y trouve aussi des pesticides, parfois en grandes concentrations. Le [http://www.eco-bio.info/forum/upload/lofiversion/index.php?t245.html Dr René Seux, Professeur à l'école nationale de santé publique], explique comment ils peuvent se retrouver dans l’atmosphère : « Les départs » ont lieu lors de l'application (dérive) puis dans les jours qui suivent l'épandage (transfert sol/air). Les pesticides se trouvent alors sous forme gazeuse ou particulaire, susceptibles d'être entraînés dans l'eau de pluie. » Le docteur cite des résultats pour 1996 et 2000 sur la Bretagne : « les concentrations pour l'atrazine et l'alachlore, qui sont les deux principaux pesticides du maïs, peuvent atteindre 10, 20, voire plus de 200 fois les normes tolérées pour l'eau potable ! »&lt;br /&gt;
Il faut aussi savoir que la pollution par pesticides se déplace : « A Paris, les concentrations sont égales à celles constatées à 100 km de la capitale ». Et puis qu’elle dure.&lt;br /&gt;
Il faut aussi penser aux pluies acides.&lt;br /&gt;
Mais il y a un autre risque, dû aux souillures du toit, par des mousses, des déjections animales, mais aussi au stockage dans des citernes.&lt;br /&gt;
Au final, selon un avis du Conseil supérieur d’hygiène publique de France, rendu public en septembre 2006, l’eau de pluie doit être utilisée avec précaution.&lt;br /&gt;
Il peut être dangereux de la boire, comme chacun sait. Le problème, c’est que l’expérience d’autres pays montre que des bricoleurs finissent toujours par installer une arrivée d’eau polluée sur le réseau. D’autre part, si l’arrêté paraît aussi pointilleux, c’est que des insuffisances d’entretien posent parfois des problèmes de mélange entre les réseaux, l’eau pluviale non traitée contaminant l’eau traitée.&lt;br /&gt;
Il va donc être nécessaire, outre les recommandations techniques concernant les dispositifs eux-mêmes, de développer la formation et la qualification des professionnels et d’encadrer le contrôle et le suivi de ces installations, en instaurant des systèmes de déclaration et de surveillance par des organismes tiers. En outre un certain nombre de bâtiments n’obtiendront pas l’autorisation d’utiliser de l’eau non potable, qu’il s’agisse des industries agro-alimentaires, des établissements de santé ou des crèches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==En pratique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La citerne===&lt;br /&gt;
La capacité optimale de la citerne est d'environ 10 000 litres, de façon à permettre une alimentation permanente en eau de pluie. Pour pouvoir récupérer la presque totalité de l'eau des précipitations, il faut prévoir une capacité de stockage de 120 à 140 litres par mètre carré de surface au sol de la maison.&lt;br /&gt;
Deux types de citernes s'offrent au choix:&lt;br /&gt;
*Les citernes en plastique&lt;br /&gt;
*Les citernes en béton&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les citernes en béton sont recommandées puisque le béton neutralise le ph de l'eau de pluie qui est légèrement acide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le groupe hydrophore===&lt;br /&gt;
Il existe plusieurs types de pompes. Dans le cas de la récupération de l'eau de pluie pour un usage domestique, le groupe hydrophore est le mieux indiqué. Il existe deux modèles : avec ou sans réservoir. Un réservoir permet de ne pas enclencher la pompe à chaque utilisation. La taille du réservoir dépend des besoins : on peut prélever 30 l d'eau d'un réservoir d'une capacité de 100 l avant que la pompe ne s'enclenche (sachant qu'il faut entre 3 et 7 litres pour une chasse de WC). Pour l'alimentation d'un simple tuyau de jardin, un réservoir plus petit suffit amplement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas du groupe hydrophore sans réservoir, la pompe est commandée afin de s'enclencher dès la première demande d'eau. Il assure une pression constante qui prévient de la marche à sec. En effet, dès que la citerne est vide, la pompe s'arrêtera directement et protègera ainsi la pompe d'un fonctionnement 'à sec'.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
=== Liens internes ===&lt;br /&gt;
* [[Portail:Se loger]]&lt;br /&gt;
* [[Gestion de l'eau]]&lt;br /&gt;
* [[Eau]]&lt;br /&gt;
* [[Fontaine à vent]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
* [http://www.ideesmaison.com/Installer-une-cuve-de-recuperation.html Installer une cuve de récupération des eaux de pluie]&lt;br /&gt;
* [http://www.batirbio.org/html/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=72&amp;amp;Itemid=35 Construire la citerne de récupération de l’eau de pluie]&lt;br /&gt;
* [http://www.ideau.org  Association IDEau - Initiatives Développement Eau]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Portail Se loger}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Gestion_de_l%27eau]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Pihoute</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.ekopedia.fr/index.php?title=Assainissement&amp;diff=61589</id>
		<title>Assainissement</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.ekopedia.fr/index.php?title=Assainissement&amp;diff=61589"/>
				<updated>2008-11-13T10:00:44Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Pihoute : Insertion d'un chapitre sur la question de l'asainissement au point de vue mondial&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ebauche}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Se loger}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'assainissement dans le monde==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’assainissement représente [http://infos-eau.blogspot.com/search/label/assainissement un enjeu planétaire majeur] et fait actuellement l’objet d’une importante mobilisation de la part des organisations internationales d’aides au développement, des pouvoirs publics mais aussi des entreprises. Selon l’OMS, 2 personnes sur 6 dans le monde n’ont pas accès aux services d’assainissement (soit 2,6 milliards de personnes). Face à ce constat alarmant les Nations Unies ont déclarée l’année 2008 : « Année internationale de l’assainissement », et consacré le 20 mars 2008 comme Journée Mondiale de l’Assainissement afin de sensibiliser le plus grand nombre à cet élément fondamental du développement. Ces différentes initiatives témoignent de l’importance de cette question à la vue des enjeux sanitaires, sociaux et environnementaux quelle véhicule à l’échelle mondiale et surtout dans les pays en voie de développement et les zones rurales. Cependant, [http://afp.google.com/article/ALeqM5jHx72rhBHzaTryzQBoTAl4n-2AHw selon Jon Lane, président du Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement] (WSCC), « il y a cinq fois plus d’argent investi dans l’accès à l’eau potable que dans l’assainissement, alors que si l’on regarde les chiffres, cela devrait être l’inverse. » En effet, l’absence d’équipement d’assainissement a un impact non négligeable sur la qualité des eaux et de ce fait peut considérablement diminuer l’efficacité des investissements réalisés pour l’eau potable. Les campagnes de prévention et l’inscription de l’assainissement dans les Objectifs du Millénaire définis par l’ONU afin de réduire de 50% d’ici 2015 du nombre de personnes n’y ayant pas accès ont néanmoins pour objectifs de mettre en marche les investissements dans ce domaine. L’ONU estime à 10 milliards de dollars par an les investissements nécessaires à la réalisation de cet objectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On observe tout d’abord, de fortes disparités concernant l’accès à l’assainissement selon les différentes régions du monde. En effet, les pays en voie de développement et les zones rurales sont les plus touchés par de fortes lacunes dans ce domaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Afrique, seulement 45% de la population dispose d’installations sanitaires et 62% des Africains n’ont pas accès à des sanitaires convenables, selon un [http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2008/pr08/fr/index.html rapport conjoint de l’UNICEF et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contrairement cependant à la croyance d’un grand nombre, l'Europe n'est pas non plus épargnée par le problème. Ainsi selon l’Institut International de l’Eau (SIWI), 20 millions d'Européens n'ont pas accès à des installations sanitaires décentes. Les régions rurales et les derniers pays entrés dans l’Union Européenne sont ceux qui connaissent le plus de retard dans ce domaine. Cela est notamment le cas de la Roumanie, dont 40% de la population n’est pas relié à un système d’assainissement et de la Bulgarie, où 42% de la population habite dans des zones rurales où seulement 2% des foyers sont reliés au tout-à-l’égout.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l’inverse, en Amérique du Nord et notamment au Canada, 99% des habitants ont accès à des installations sanitaires de base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mauvais accès à l’assainissement et les conséquences sanitaires qu’il emporter mobilisent les organisations d’aides au développement telles que l’UNICEF et pose cette problématique aujourd’hui comme un enjeu fondamental qui nécessite des investissements colossaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’après le président de l’Association Africaine de l‘Eau, Mamadou Dia, le manque d’eau salubre et d’assainissement a de graves répercussions sur la santé des populations. Les enfants étant les premiers exposés aux maladies hydriques diarrhéiques et parasitaires. L’absence d’assainissement accroît également le risque d’épidémie de choléra, de typhoïde et de dysenterie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces problèmes sanitaires graves impliquent ainsi des investissements rapides de la part des pays concernés et mobilise par conséquent de nombreux fonds humanitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [http://afp.google.com/article/ALeqM5jHx72rhBHzaTryzQBoTAl4n-2AHw Fonds International pour l’Assainissement de l’Eau] espère ainsi récolter plus de 65 millions d’euros par an pour permettre d’améliorer l’accès aux installations sanitaires et à l’hygiène dans les pays en voie de développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Fonds créé par le Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement (WSSCC) s’est fixé lui comme objectif la collecte de 100 millions de dollars par an, une aide qui sera principalement consacrée à la création d’un réseau d’assainissement dans certains pays en voie de développement et en priorité au Burkina Faso, en Ouganda, au Pakistan, en Inde, au Népal et à Madagascar.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, un Fonds mondial pour l’assainissement vient aussi d’être créé sous l’égide de l’ONU.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, l’Union Européenne va allouer 336 milliards d’euros aux états membres les plus nécessiteux dont 18 milliards destinés à l’amélioration des conditions sanitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’assainissement représente un objectif de santé public mais il implique aussi un enjeu environnemental. En effet, les eaux usées reversées dans des cours d’eau, engendrent une pollution considérable porteuse notamment de bactéries. De la même façon, les eaux industrielles reversées sans trai_tement préalables sont une importante source de pollution en raison de la présence de nombreux produits chimiques parfois toxiques. Chaque jour ce sont 2 millions de tonnes d'excréments qui sont rejetées dans les eaux libres de la planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Europe notamment, dans certaines zones de Roumanie, le taux de nitrates dans les eaux atteint 500 mg/litre. (le taux de nitrates autorisé est de 50 mg/litre d’eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, la question de l’impact environnemental de l’assainissement se pose essentiellement pour les installations d’assainissement non collectif c'est-à-dire pour les systèmes d’assainissement géré par un particulier et non relié au réseau d’épuration collectif. Ce type d’installation concerne encore 11 millions d’habitants en France. La loi sur l’eau de 1992 avait imposé aux collectivités le contrôle du fonctionnement et de la conformité des installations individuelles d’assainissement, existantes et à construire. Alors que la loi sur l’eau de décembre 2006 a renforcé les pouvoirs des communes en cette matière. Ainsi, la commune a maintenant le droit de contrôler l’installation en considération de son ancienneté et si l’état n’est pas conforme elle peut obliger le propriétaire à se mettre aux normes. De plus, cette loi a également fixé l’obligation d’un premier contrôle des systèmes d’assainissement individuel au plus tard en 2012, qui devra être suivi d’un contrôle au minimum tous les 8 ans.&lt;br /&gt;
Aujourd’hui en France, l’assainissement représente 37% de la facture d’eau, à quoi s'ajoute une part significative correspondant aux investissements réalisés par les agences de l’eau. [http://cms.sictiam.com/cms/30_adm06/upload/Gestion%20de%20leau.pdf L’IFEN estime à 2,5 milliards par an les besoins d’investissement sur les réseaux] et les stations d’épuration pour être en conformité avec la réglementation en 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une [http://www.tns-sofres.com/etudes/pol/190208_eparco.htm étude de la TNS Sofres de février 2008], révèle une réelle sensibilité à l’enjeu environnemental attaché à l’assainissement non collectif. Ainsi, 89% des Français estiment que « ne pas bien entretenir sa fosse septique et/ou son système d’assainissement » représente un problème important pour l’environnement.&lt;br /&gt;
39 % des élus (maires et présidents d’intercommunalité confondus) estiment quant à eux, que l’assainissement représentera dans les années qui viennent un « enjeu majeur » dans leur commune ou leur intercommunalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le développement économique et l’accroissement des populations dans certaines régions urbaines impliquent la construction de nouvelles infrastructures dédiés à l’assainissement. L’Institut International de l’Eau (SIWI) estime qu’il faut 10 milliards de dollars par an d’ici à 2015 pour l’atteinte de l’Objectif du Millénaire de l’assainissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, toujours selon le SIWI, une forte demande viendra d'Asie qui représente 60% de la population mondiale et dont le développement économique exponentiel a largement contribué à la détérioration de son réseau d’assainissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Législation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Tout-à-l'égout==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Système de traitement individuel==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup d'habitations isolées, mais aussi parfois situées dans des villages non équipés d'assainissement collectif, sont équipées d'un système d'assainissement individuel. Dans ce cas l'investissement est généralement plus élevé qu'un simple raccordement au tout-à-l'égout mais l'exploitation est moins coûteuse et se limite à la vidange de la fosse toutes [[eau]]x et au remplacement du sable du filtre.&lt;br /&gt;
Un système d'assainissement individuel se compose d'une fosse toutes [[eau]]x dans laquelle se déversent à la fois les [[eau]]x vannes (toilettes) et les [[eau]]x usées (salle de bain, cuisine...). Elle sert d'immense bac à décantation (plusieurs mètres cube) et doit être vidangée régulièrement. L'activité microbienne qui était propre à la fosse septique est ici contrariée par la présence des produits chimiques déversés sans discernement dans la fosse toutes [[eau]]x.&lt;br /&gt;
La position de la fosse devra être déterminée par l'accès du camion de vidange. La mise en place de la fosse sera faite avec l'aide du terrassier (qui peut être le fournisseur du matériel). Les regards de visite et de raccordements (entrée et sortie de fosse) seront repérés avec précision, comme pour les canalisations d'[[eau]] pluviale.&lt;br /&gt;
La ventilation de la fosse pourra passer par l'intérieur de la maison, mais déboucher directement sur le toit, à bonne distance des fenêtres et balcons. On ne doit pas la raccorder sur le système de VMC, surtout si ce dernier ne fonctionne pas en permanence. En plus de l'évacuation des gaz dus à la fermentation, la ventilation de la fosse évite la surpression créée par l'action de la chasse d'[[eau]].&lt;br /&gt;
La sortie de la fosse est raccordée à un regard qui permet d'observer la nature de l'[[eau]] en sortie et de vérifier ainsi que la fosse n'est pas pleine de matières décantées. Si c'était le cas, le moment de la vidange serait venu. L'[[eau]] en sortie de fosse n'est pas limpide, loin s'en faut, et elle devra être épurée dans un filtre à sable de plusieurs mètres cubes. L'[[eau]] sale arrive par le haut du filtre et l'[[eau]] épurée s'écoule en partie basse. Un regard en sortie permet d'effectuer des prélèvements pour analyse éventuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Choix 1 : répondre au texte national, vétuste===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Installation = prétraitement + traitement+rejet. Basé sur une décantation puis une filtration.&lt;br /&gt;
:besoin de place (25à 60 m2, en moy). Durée de vie limitée (10 à 12 ans). Incinération, 500€/Tonne, du filtre colmaté.&lt;br /&gt;
:Aucune garanties de dépollution. Impact sur le milieu et sur les ressources en eau, et le proprio en est le seul Responsable (au plan des assurances).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Choix 2 : répondre aux normes Européennes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Même principe, mais là décantation puis épuration. Obligation d'user d'une voie biologique. Garanties de résultat en sortie (Niveu D4).&lt;br /&gt;
:Meilleure protection de l'environnement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Boues activées : culture bactérienne libre. Digestion, en milieu oxygéné, de la pollution. Entretien conséquent et coûteux.&lt;br /&gt;
:gain de place, de durée de vie.&lt;br /&gt;
:Pour être aux normes, demander l'engagement de l'assurance RC pro du traiteur d'eau, vis à vis de la pollution! &lt;br /&gt;
:Pas de colmatage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Biomasse fixée : culture bactérienne fixée. Digestion, en milieu oxygéné, de la pollution. Entretien nettement plus réduit.&lt;br /&gt;
:Là encore, vérifier la couverture assurance !!!&lt;br /&gt;
:Mêmes avantages de place, de durée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Choix 3 : Phyto-épuration===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Filières dérogatoires, quel que soit le contexte réglementaire considéré. Hyper écolo dans le principe, filières contraignantes, cependant. &lt;br /&gt;
:Pour un bon résultat, toilettes sèches (TLB) de rigueur. Fauchage annuel, besoin de place. &lt;br /&gt;
:Pas de couvertures en cas de non-conformité au rejet.&lt;br /&gt;
   &lt;br /&gt;
===D'autres option existent===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points à surveiller de près:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Budget : considérez l'investissement ET la durée garantie d'amortissement (10ans, 20 ans, 25 ans).&lt;br /&gt;
:Comptez également les vidanges, l'électricité, et les éventuels frais d'entretien (garanties pièces, main d'oeuvre et déplacements)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Entretien : Il est payant. Donc regardez ce qu'il vous apporte/son coût. &lt;br /&gt;
:Il est nécessaire pour que votre filière soit sous la responsabilité d'un pro de la dépollution, pour qqu'il l'assure, sinon aucun intérêt &lt;br /&gt;
:Légitimité réglementaire : attention !!!!!!!!!!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Choix 1 : seule obligation aujourd'hui en France : utiliser tels moyens (épandages, Filtres à Sable,...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Choix 2 : 3 obligations pour tout Européen : moyens = fosse toutes eaux puis épuration bio&lt;br /&gt;
:résultat = D4 (3 paramètres de pollution organique, pour l'instant)&lt;br /&gt;
:couverture assurance pollution (nécessitant prise en charge de l'exploitation du traitement)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faites très attention à ces conditions ! Le but est de valoriser votre patrimoine, pas de trouver une solution très ponctuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens internes===&lt;br /&gt;
* [[Gestion de l'eau]]&lt;br /&gt;
* [[Gestion des déchets]]&lt;br /&gt;
* [[Autoconstruction]]&lt;br /&gt;
* [[Construire son habitat]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens externes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bibliographie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Autoconstruction]]&lt;br /&gt;
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		<author><name>Pihoute</name></author>	</entry>

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